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L'éphéméride ( 1/2). Chronologie de l'élection présidentielle.
Par Claude DARGENT et François PLATONE. Avec la collaboration de Martine Jouneau documentaliste à l' OIP

Cet éphéméride a été conçu en utilisant la presse nationale et notamment Le Monde, Libération et Le Figaro.

02.07.02 – Maxime GREMETZ, député communiste de la Somme, qui figurait, depuis le 25 juin, parmi les non-inscrits, rejoint le groupe communiste à l’Assemblée nationale, ce qui porte l’effectif de ce groupe à 22 membres.

25.06.02 – La liste des groupes parlementaires remise à la présidence de la nouvelle Assemblée nationale est la suivante :


Groupes

Membres

Apparentés

Total

U.M.P.

356

9

365

Socialiste

140

1

141

U.D.F.

27

2

29

Communistes et Républicains

21

-

21

Non inscrits

21

-

21

Total

565

12

577


Le refus qu’a opposé l’UMP à la demande des élus Verts et radicaux de gauche d’abaisser à 15 le nombre de députés requis pour constituer un groupe sur le modèle du seuil en vigueur au Sénant les a donc empêchés de constituer un tel groupe avec l’appoint de quelques divers gauche.

17.06.02 – Le ministère de l’Intérieur publie les résultats complets du second tour des élections législatives dans les 519 circonscriptions en ballottage :

Nombre

% inscrits

Inscrits

36 783 746

 

100 %

 

Votants

22 186 165

 

60,32 %

 

Abstentions

14 597 581

 

39,68 %

 

Blancs et nuls

965 139

 

2,62 %

 

Exprimés

21 221 026

57,69 %

 
         

Familles politiques

Nombre de voix

% exprimés

% inscrits

Nombre d’élus

PCF

690 807

3,26 %

1,88 %

21

PS

7 482 169

35,26 %

20,34 %

138

PRG

455 360

2,15 %

1,24 %

7

Divers gauche

268 715

1,27 %

0,73 %

6

Verts

677 933

3,19 %

1,84 %

3

Pôle républicain

12 679

0,06 %

0,03 %

 

Régionalistes

28 689

0,14 %

0,08 %

1

Divers

13 036

0,06 %

0,04 %

1

UMP

10 029 669

47,26 %

27,27 %

309

UDF

832 785

3,92 %

2,26 %

23

RPF

61 605

0,29 %

0,17 %

2

Divers droite

274 374

1,29 %

0,75 %

8

FN

393 205

1,85 %

1,07 %

 

 

16.06.02 – A l’issue du second tour de scrutin, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) dispose, avec 369 élus, de la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale. Le parti socialiste qui compte 141 élus, sera la principale force d’opposition. Le PCF et l’UDF, qui obtiennent respectivement 21 et 22 sièges seront en mesure de constituer l’un et l’autre un groupe parlementaire, à la différence des Verts (3 élus) et du parti radical de gauche (7 élus). Le Pôle républicain de Jean-Pierre CHEVENEMENT et le Front national ne seront pas représentés à l’Assemblée. Au total, la droite détient 399 sièges, et la gauche 178.

Parmi les personnalités battues : Robert HUE (PCF), Martine AUBRY et Raymond FORNI (PS), Dominique VOYNET (Verts), Jean-Pierre CHEVENEMENT (Pôle républicain)…

13.06.02 – Jean SAINT-JOSSE, président de Chasse, Pêche, Nature, Traditions (CPNT) et ancien candidat à l’élection présidentielle, qualifie de « bonne nouvelle » l’annonce par le Premier ministre, Jean-Pierre RAFFARIN, de l’élargissement prochain des périodes de chasse aux oiseaux migrateurs. Il entend cependant rester « extrêmement vigilant à moins de trois jours du second tour des élections législatives ».

CPNT, qui n’est représenté au second tour dans aucune circonscription, appelle à faire battre certains candidats socialistes ou écologistes, tels que Yves COCHET, Dominique VOYNET, (Verts), François PATRIAT, Vincent PEILLON, Michel VAUZELLE (PS).

12.06.02 – Le ministère de l’Intérieur publie les résultat complets du premier tour de scrutin des élections législatives pour la France entière :

Nombre

% inscrits

Inscrits

40 969 371

 

100 %

 

Votants

26 389 864

 

64,41 %

 

Abstentions

14 579 507

 

35,59 %

 

Blancs et nuls

559 621

 

13,65 %

 

Exprimés

25 830 243

 

63,05  %

 
         

Familles politiques

Nombre de voix

% exprimés

% inscrits

Nombre d’élus

LO

304 081

1,18 %

0,74 %

 

LCR

320 610

1,24 %

0,78 %

 

Extrême gauche

82 218

0,32 %

0,2 %

 

PCF

1 267 688

4,91 %

3,09 %

 

PS

6 142 654

23,78 %

14,99 %

2

PRG

389 782

1,51 %

0,95 %

 

Divers gauche

355 363

1,38 %

0,87 %

 

Verts

1 145 781

4,44 %

2,8 %

 

Pôle républicain

308 664

1,19 %

0,75 %

 

Autres écologistes

297 304

1,15 %

0,73 %

 

Régionalistes

93 300

0,36 %

0,23 %

 

CPNT

422 448

1,64 %

1,03 %

 

Divers

217 027

0,84 %

0,53 %

 

UMP

8 619 859

33,37 %

21,04 %

46

UDF

1 236 353

4,79 %

3,02 %

6

DL

108 824

0,42 %

0,27 %

2

RPF

94 222

0,36 %

0,23 %

 

MPF

202 831

0,79 %

0,5 %

1

DVD

1 005 880

3,89 %

2,46 %

1

FN

2 873 391

11,12 %

7,01 %

 

MNR

278 268

1,08 %

0,68 %

 

Extrême droite

63 695

0,25 %

0,16 %

 

 

12.06.02 – Dans la 8ème circonscription de la Moselle, Jean KIFFER se voit retirer l’investiture de l’UMP après avoir reçu le soutien explicite de Jean-Marie LE PEN.

11.06.02 – Jean-Marie LE PEN ajoute à la liste des candidats qu’il appelle à faire battre Michel VAUZELLE (PS).

10.06.02 – Le bureau exécutif du Front national décide de maintenir tous les candidats du FN qui ont la possibilité d’être présents au second tour. Dans les circonscriptions où ses candidats sont éliminés, le FN ne donne aucune consigne. Jean-Marie LE PEN appelle toutefois ses électeurs à faire battre cinq candidats de gauche : Martine AUBRY (PS), Robert HUE (PCF), Yves COCHET, Noël MAMERE et Dominique VOYNET (Verts). Il apporte en outre son soutien au candidat UMP-RPF de la 8ème circonscription de la Moselle,

10.06.02 – La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) ne donne pas de consigne de vote pour le second tour, sauf lorsque le Front national est représenté, auquel cas elle appelle à voter pour le candidat de gauche.
Arlette LAGUILLER, porte-parole de Lutte ouvrière, appelle seulement à voter pour les candidats communistes qui affrontent un candidat du FN.

10.06.02 – L’UMP décide de maintenir tous ses candidats dans les situations d’élection « triangulaire » au second tour de scrutin. Le président de sa commission d’investiture, Jean-Claude GAUDIN estime qu’il n’y a aucun risque d’élection d’un candidat du Front national dans les circonscriptions concernées. Dans les cas où le second tour oppose un candidat de gauche et un candidat du FN, J.-C. GAUDIN, sans appeler à voter pour le candidat de gauche, déclare qu’ « aucun département n’a besoin de l’élection d’un député du FN » et que « la consigne est donnée ».

10.06.02 – Devant le bureau national du PS, François HOLLANDE estime que « le débat [n’est] plus la cohabitation mais le risque de concentration des pouvoirs au service d’un parti qui se veut unique » et que le PS est « la formation autour de laquelle peut se nouer un rassemblement (…) de tous les démocrates qui veulent un équilibre de la démocratie et la préservation des acquis sociaux ».

D’autre part, le bureau national du PS décide « le retrait automatique de tous ses candidats arrivés derrière le candidat de gauche le mieux placé ».

10.06.02 – A Limoges, Jean-Pierre RAFFARIN déclare : « Le résultat des élections est favorable, mais nous le prenons avec modestie ».

09.06.02 –A l’issue du dépouillement , l’abstention apparaît exceptionnellement élevée : 35,6% des électeurs inscrits ce qui constitue un record historique pour un premier tour d’élections législatives. La majorité présidentielle semble en bonne voie d’obtenir une large majorité le 16 juin, grâce à un net progrès par rapport à 1997 : elle recueille 43,7,% des suffrages, soit un progrès de 7 points. Sur les 58 candidats élus au premier tour, 46 ont d’ailleurs l’étiquette UMP. Le parti socialiste résiste cependant(25,3%), mais au détriment des autres formations de gauche et d’extrême gauche. Le nombre de triangulaires sera beaucoup plus limité qu’en 1997 : le FN n’est en mesure de se maintenir que dans 40 circonscriptions, car son score est passé en 5 ans de 14,9 à 11,1% des voix et l’augmentation de l’abstention rend plus difficile la qualification pour le second tour (subordonnée à l’obtention de 12,5% des électeurs inscrits).

06.06.02 - A Marseille, devant plus de 2000 personnes, Jean-Pierre RAFFARIN, accompagné des ministres Nicolas SARKOZY, Dominique PERBEN et Jean-François MATTEI, appelle les électeurs de droite à concentrer, dès le premier tour, leurs suffrages sur les candidats de l’UMP, et dénonce les candidats dissidents qui « jettent la confusion ». Il souligne la modestie des membres du gouvernement, qui se refusent à être “ une équipe sûre d’elle-même et dominatrice ”.

06.06.02 - L’Union pour la majorité présidentielle (UMP) rend public un communiqué signé notamment par Alain JUPPE, Jean-Louis DEBRE et Philippe DOUSTE-BLAZY, qui « rappelle à ses candidats qu’au lendemain du premier tour toute entente directe ou indirecte avec les mouvements extrémistes serait inacceptable et les placerait hors de la majorité présidentielle ». L’UMP préconise « que seuls les deux candidats arrivés en tête au premier tour se maintiennent au second tour » et s’engage, en ce qui la concerne, à appliquer cette règle, sauf dans les cas où cela favoriserait l’extrême droite.

06.06.02- A Villeurbanne, François HOLLANDE affirme que la “ victoire est possible ” et présente le vote du 9 juin comme « la première étape d’une reconquête qui est un mouvement irréversible » . Il critique Jean-Pierre RAFFARIN pour avoir refusé tout débat avec lui.

05.06.02- A Châteaudun, François BAYROU réclame le “ pluralisme ” dans la majorité présidentielle. Il réaffirme son opposition à une nouvelle cohabitation.

05.06.02- Dans un entretien télévisé sur France 3, Jacques CHIRAC demande aux Français de lui donner “ une vraie majorité ”. Il annonce la mise en place “ dans les prochains jours ” d’une commission de sages chargée d’examiner la réforme du statut pénal du chef de l’Etat.

04.06.02 – Venu soutenir les candidats de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) dans le Puy-de-Dôme, Jean-Pierre RAFFARIN est chaleureusement accueilli par Valéry GISCARD d’ESTAING dont le fils, Louis, est candidat dans la 3ème circonscription du département. L’ancien président de la République déclare qu’il voit dans le Premier ministre « un Pompidou poitevin »

03.06.02- Au parc de la Beaujoire à Nantes, François HOLLANDE appelle au “ vote utile ” : “ce que nous n’avons pas pu faire le 5 mai, il faut maintenant l’accomplir les 9 et 16 juin ”. Il se prononce pour “ un coup de pouce ” au SMIC et pour la retraite avant 60 ans pour tout travailleur ayant travaillé 40 années. Evoquant la perspective des mouvements sociaux que ne manquerait pas de provoquer, selon lui, la mise en œuvre d’une politique de droite, il déclare : « Si on peut s’épargner de grandes manifestations par un vote les 9 et 16 juin, c’est quand même mieux pour le pays ».

03.06.02- Au Palais des congrès à Paris, Jean-Marie LE PEN prédit qu’ « il y aura des duels par centaines » et que « ce seront des candidats du FN qui y figureront comme le premier parti de France ». Il présente Jacques CHIRAC de “ représentant de la gauche camouflée ”, et le qualifie de “ supermenteur ” et de “ supervoleur ”.

02.06.02- Au Cirque d’hiver à Paris, devant 1500 militants du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), François HOLLANDE dénonce la dispersion des candidatures, qui montre que “ les leçons du 21 avril n’ont pas été retenues ”. Il salue le « bilan considérable » de Lionel JOSPIN.

30.05.02 – En meeting à la Mutualité à Paris, Arlette LAGUILLER affirme que “ le vote utile est le vote LO ” et dénonce le « chantage au vote utile » que la gauche fait « à chaque élection ».

30.05.02 – En visite à Châteauroux, Jacques CHIRAC demande aux Français de lui donner “ une majorité claire ” et “ cohérente ”, afin de “ construire ” la France de 2007. Il exige en outre « une majorité refusant clairement toute compromission avec les porteurs de haine, d’intolérance et de xénophobie ».

29.05.02 - Devant quelque 2000 personnes réunies à la Mutualité à Paris, Olivier BESANCENOT, porte-parole de la LCR et ex-candidat à l’élection présidentielle soutient qu’« il n’y a qu’à la gauche de la gauche plurielle qu’il y aura une vraie alternative politique ». Il insiste sur l e caractère « national » et « non pas local » des élections législatives et reprend les thèmes de campagne de la LCR concernant notamment la défense des services publics, l’interdiction des licenciements et la primauté du droit à un existence décente sur la propriété privée et le droit des actionnaires ;

29.05.02 - En meeting à Rennes, devant 700 à 800 personnes, Jean-Pierre RAFFARIN renouvelle ses attaques contre la cohabitation, source “ d’impuissance et de confusion ”, et réitère son appel aux candidats de l’UMP pour qu’il n’y ait « aucune manœuvre avant le premier tour, entre les deux tours, avec les candidats de l’extrémisme » .

28.05.02 – Le Conseil d’Etat rejette les recours des Verts et du RPF contre la décision de la commission des candidatures les privant de campagne officielle à la radio et à la télévision (voir 24.05.02)

27.05.02 - Jean-Pierre CHEVENEMENT présente les 14 mesures que défendront les 408 candidats de son mouvement aux élections législatives. Il espère l'élection de " quelques députés " le 16 juin. Ceux-ci adopteront " une attitude d'opposition républicaine, constructive mais ferme ", quelle que soit la majorité qui se dégagera.

27.05.02 - En campagne dans l'Isère, François HOLLANDE déclare, à propos du débat sur la cohabitation : " ce serait un comble que la gauche ne puisse pas concourir alors qu'elle a déjà été privée d'un débat au second tour de l'élection présidentielle ". Il se déclare " disponible " pour exercer la fonction de premier ministre en cas de victoire de son camp.

25.05.02 - En déplacement en Indre-et-Loire, Jean-Pierre RAFFARIN critique à nouveau la cohabitation. Il affirme en outre sa volonté d' " un geste très fort en matière de décentralisation dans les mois qui viennent ".

24.05.02 - Le président de la commission des candidatures notifie aux Verts, à Chasse, pêche nature et tradition (CPNT), au Rassemblement du peuple français (RPF), aux Alternatifs, à Droit de chasse et au Parti fédéraliste qu'ils ne pourront participer à la campagne officielle à la radio et à la télévision, faute d'avoir rempli à temps les formalités nécessaires auprès de la commission, au ministère de l'Intérieur. Au cours d'une conférence de presse, Denis BAUPIN émet une " protestation solennelle " contre le fait que les Verts sont " écartés de la campagne officielle ". Les autres formations concernées réagissent également avec vigueur. Plusieurs recours sont déposés devant le Conseil d'Etat.

22.05.02 - Devant les candidats de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) réunis à Paris, Jean-Pierre RAFFARIN incite les Français à " donner une majorité au président " pour éviter une cohabitation qui " porte en elle-même la division et l'inefficacité, oppose les Français et conduit à l'impuissance politique ". Au lendemain des déclarations de Serge LEPELTIER, le premier ministre déclare qu'il est " très important de rester les premiers militants contre l'extrémisme ".

22.05.02 - Devant les candidats du parti socialiste, François HOLLANDE qualifie Jean-Pierre RAFFARIN d' " homme de communication, pour ne pas dire de publicité ". Il dénonce " l'agitation [du gouvernement] dont la droite se sert pour masquer ce que serait sa politique si elle l'emportait le 16 juin prochain ". Il souligne que la baisse annoncée de l'impôt sur le revenu " va profiter pour 70% aux 10% de contribuables les plus favorisés ". Il appelle au " vote utile " à gauche dès le premier tour de scrutin et insiste sur " l'ardente obligation de gagner " face à ceux qui, dans son propre parti, souhaitent " une cure d'opposition ".

22.05.02 - François BAYROU, Président de l'UDF, déclare au Monde (daté du 23 mai), que son mouvement investira des candidats " dans quelque 20% des circonscriptions françaises ". Il justifie son refus d'adhérer à l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) par le fait que, pour lui " le pluralisme et l'équilibre des pouvoirs sont l'essence même de la démocratie ".

22.05.02 - A la suite des déclarations de Serge LEPELTIER, Jean-Marie LE PEN, dans un entretien au Monde (daté du 23 mai), propose à la droite " des retraits ou des désistements pour battre la gauche ". Il précise que " s'il n'y a pas d'accords, le Front national se maintiendra partout où il le pourra au second tour ".

21.02.02 -En début de matinée, Serge LEPELTIER, nouveau président-délégué du RPR déclare à RTL que, dans le cas de " triangulaires probables " à l'issue du premier tour de scrutin, il " souhaite que l'on maintienne le candidat [de la droite], parce qu'on prendra toujours moins de risques dans ce cas là par l'élection de quelques députés [d'extrême droite] que la gauche n'en a pris lorsque, avec la proportionnelle, elle avait abouti [en 1986] à ce qu'il y ait un groupe du Front national à l'Assemblée nationale ". Dans l'après-midi, deux des porte-parole de l'UMP font savoir que " les propos de Serge LEPELTIER n'engagent que lui ". Le soir même, Sur France 2, ce dernier nuance son propos en affirmant qu'il " refuse toute compromission et tout accord que ce soit au niveau national ou au niveau local " avec le FN.

20.05.02 - Après la clôture du dépôt des candidatures, le 19 mai a minuit, il apparaît que 8456 candidats (selon le ministère de l'Intérieur) se disputeront les 577 sièges de député les 9 et 16 juin prochains, soit un tiers de plus qu'en 1997. Les femmes représentent 38,5% du total. L'Union pour la majorité présidentielle (UMP) revendique 536 investitures, le parti socialiste 547, le parti communiste 533, les Verts 465, le PRG 50. Le mouvement Chasse, pêche, nature et tradition en annonce 405.

19.05.02 - Lors de sa fête annuelle, Lutte ouvrière annonce qu'elle présentera 560 candidats aux élections législatives.

17.05.02 - Corinne LEPAGE, présidente du mouvement écologiste Cap 21, présente une liste de 150 candidats pour les élections législatives.

17.05.02 - Le Parti socialiste, le Parti communiste français, les Verts et le Parti radical de gauche annoncent la conclusion d'un accord prévoyant 170 candidatures d'union, c'est-à-dire soutenues, dès le premier tour, par au moins deux des formations de la gauche unie. 34 d'entre elles sont communes aux quatre formations. En outre, pour le second tour, la règle d'un désistement automatique en faveur du candidat de gauche arrivé en tête au premier tour est adoptée.

15.05.02 - Charles MILLION, qui avait été écarté de la droite parlementaire pour avoir tenté, en 1998, de conserver la présidence de la région Rhône-Alpes avec l'appui du Front national, se rapproche de l'UMP et décide de retirer les quatre cinquièmes des candidats que son mouvement, la Droite libérale et chrétienne (DLC) devait présenter aux élections législatives.

15.05.02 - L'UDF publie une liste de 427 candidats qu'elle soutient, dont 106, investis par elle seule, susceptibles d'affronter le candidat de l'UMP au premier tour.

14.05.02 - Lors de son point de presse mensuel, Ernest-Antoine SEILLIERE, président du Medef, apporte un soutien implicite à la droite pour les élections législatives en soulignant les dangers d'une nouvelle cohabitation et en critiquant le programme du Parti socialiste.

14.05.02 - Dans Le Monde (daté du 15 mai), Olivier BESANCENOT regrette l'absence d'accord électoral avec Lutte ouvrière et annonce que la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) présentera ou soutiendra 400 candidats aux élections législatives.

11.05.02 -Le congrès extraordinaire du Mouvement des citoyens adopte à main levée le principe de la transformation du MDC en Pôle républicain, prévue pour l'automne. Le lendemain, en réunion publique, l'annonce est faite que le mouvement de Jean-Pierre CHEVENEMENT présentera environ 400 candidats aux élections législatives, compte tenu de l'absence d'accord avec le Parti socialiste.

11.05.02 - A l'occasion du lancement de la campagne de son parti, Philippe de VILLIERS annonce que le Mouvement pour la France (MPF) présentera 325 candidats aux élections législatives. Se prévalant de l'accord de Jean-Pierre RAFFARIN, il annonce un désistement automatique et réciproque, au second tour, au profit du candidat le mieux placé, UMP ou MPF.

11.05.02 -- L'Union pour la majorité présidentielle (UMP) publie une liste de 523 candidats (sur 577 circonscriptions) qu'elle présentera aux élections législatives. Presque 50% d'entre eux sont issus du RPR, 25% del'UDF, 16% de DL. 20% des candidats de l'UMP sont des femmes

10.05.02 - Les négociations entre le PS et le Pôle républicain de Jean-Pierre CHEVENEMENT en vue d'un accord national pour les élections législatives se concluent sur un échec.

10.05.02 - Dans une lettre adressée aux parlementaires de l'UDF, François BAYROU dénonce le risque pour sa formation d'être " rayée dans peu de jours de la carte politique française ", compte tenu des conditions imposées par l'UMP. L'utilisation exclusive de ce sigle qu'impose en effet la formation chiraquienne lors de la déclaration en préfecture aux candidats qui s'en réclament privera l'UDF de toute ressource publique, puisque le financement des partis politiques est strictement déterminé par l'étiquette indiquée à cette occasion.

08.05.02 - Le Conseil constitutionnel arrête et publie les résultats officiels et définitifs du second tour de l’élection présidentielle :

inscrits

41 191 169

% inscrits

 

votants

32 832 295

79,70

 

Abstentions

8 358 874

20,29

 

Blancs et nuls

1 769 307

4,29

 

exprimés

31 062 988

75,41

 
     

% exprimés

Jacques Chirac

25 537 956

61,99

82,21

Jean-Marie Le Pen

5 525 032

13,41

17,78


Considérant ces résultats, le Conseil constitutionnel " proclame M. Jacques CHIRAC Président de la République française à compter du 17 mai à 0 heure ".
Les résultats de l'élection et la proclamation qui s'ensuit seront publiés au Journal officiel du 10 mai.

07.05.02 - François BAYROU annonce sa volonté de voir l'UDF présenter entre " 150 et 200 candidats " .

07.05.02 - Lors de son conseil national, à l'unanimité, le parti socialiste adopte son programme pour les élections législatives. Rédigé par Martine AUBRY, il prévoit une hausse du SMIC calculée " en fonction de la croissance ", un " effort particulier " en faveur des bas salaires ; il insiste sur la nécessité de la défense des services publics, et écarte toute privatisation.

07.05.02 -Lors d'une conférence de presse organisée au siège de son parti à Saint-Cloud, Jean-Marie LE PEN affirme que " le Front national espère prendre une revanche " sur la présidentielle à l'occasion des prochaines élections législatives. Il a d'ores et déjà investi des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions. Seules 16 d'entre elles restent encore à pourvoir.

07.05.02 - La commission chargée de déterminer les investitures de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) se réunit sous l'égide de Jean-Paul GAUDIN, et la présidence de Jérôme MONOD. Elle indique son intention de présenter des candidats dans la totalité des 577 circonscriptions. Chacun d'entre eux devra adopter cette étiquette exclusive, apporter son soutien à Jacques CHIRAC et donc soutenir tous les projets du gouvernement qu'il a nommé, et adhérer au groupe parlementaire UMP à l'Assemblée nationale.

06.05.02 - Les dirigeants du Front national annoncent que leur parti présentera des candidats dans la totalité des circonscriptions législatives et excluent toute alliance avec le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno MEGRET. Ils envisagent en revanche des retraits ou des désistements réciproques avec les candidats RPR-UDF " face à la gauche ".

06.05.02 - Lutte ouvrière rejette les propositions d'accord électoral avancées par la Ligue communiste révolutionnaire.

06.05.02 - Au lendemain de l'élection présidentielle, le Parti socialiste, les Verts, le Parti communiste français et le Parti radical de gauche entament des négociations pour parvenir à des candidatures communes dès le premier tour des élections législatives. Sont concernées en particulier les circonscriptions où il y a un danger d'élection d'un candidat du Front national, et celles où l'éparpillement de la gauche risquerait de la priver de tout représentant au second tour.

06.05.02 - Jacques CHIRAC nomme premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN (Démocratie libérale), président de la région Poitou-Charentes et ancien ministre (1995-1997) des PME, de l'artisanat et du commerce.

05.05.02 - Dès le soir du second tour, les leaders chiraquiens, notamment Alain JUPPE et Nicolas SARKOZY, énoncent ce qui sera l'un des principaux thèmes de leur campagne pour les élections législatives du mois de juin : les dangers d'une nouvelle cohabitation.

05.05.02 - Dans l'allocution qu'il prononce au cours de la soirée, après l'annonce des résultats estimés, Jacques CHIRAC déclare notamment : " J'ai entendu votre appel pour que la République vive, pour que la nation se rassemble, pour que la politique change ". Il estime que le choix des Français " est un choix fondateur, un choix qui renouvelle notre pacte républicain " et qu'ils l'ont fait " en dépassant les clivages traditionnels et, pour certains d'entre [eux], en allant au-delà même de [leurs] préférences personnelles ou politiques ". Il annonce pour les prochains jours la mise en place d'un " gouvernement de mission " qui aura pour " premier devoir (…) de rétablir l'autorité de l'Etat pour répondre à l'exigence de sécurité, et de mettre la France sur un nouveau chemin de croissance et d'emploi ".
De son côté, Jean-Marie LE PEN dénonce " la diabolisation " et les " multiples tentatives d'intimidation " dont il a été l'objet avant un second tour qui s'est déroulé, selon lui, dans des conditions politiques qui " étaient celles d'un pays totalitaire ". Il considère néanmoins que le résultat qu'il a obtenu " place [le FN] comme la première force du pays et [lui ] permet de fonder, à court et à moyen terme, les plus belles espérances, en particulier pour les élections législatives ". Il estime toujours être " le seul à incarner le changement dans le pays ".


05.05.02 –
Jacques CHIRAC est réélu président de la République avec plus de 82% des suffrages contre Jean-Marie LE PEN.

03.05.02 - A minuit, clôture de la campagne officielle pour le second tour de l’élection présidentielle.

03.05.02 – Au terme de la campagne électorale, il apparaît que les représentants de toutes les grandes confessions religieuses ont appelé à voter contre Jean-Marie LE PEN. Dès le lendemain du premier tour, le président de la Conférence des évêques de France a appelé les catholiques à “ discerner les valeurs fondamentales de la démocratie ”, avant que Mgr Olivier de BERRANGER, évêque de Saint-Denis, affirme qu’il est “ impossible ”, pour un “ catholique clairvoyant ”, de voter LE PEN. Plusieurs institutions protestantes ont affirmé “ faire confiance aux choix républicains de nos concitoyens ”.Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a pris position pour Jacques CHIRAC, de même que l’Union des organisation islamiques de France (UOIF).

03.05.02 – Sur France 2, à trois heures de la clôture de la campagne électorale, l’ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing “ appelle à voter Jacques CHIRAC, pour garder la France en Europe, en lui souhaitant de réussir à la moderniser ”.

03.05.02 – Dans un entretien accordé au journal Le Monde, Marie-George BUFFET, secrétaire nationale du parti communiste, estime que, « aujourd’hui », dans la perspective des élections législatives, « la question [à gauche] n’est ni à un accord de législature et encore moins à un mini-programme commun ». Elle réclame, au nom de son parti, « des candidatures uniques à gauche dans les circonscriptions –entre 100 et 150 sur 577- où (…) on risque d’avoir un face-à-face droite-extrême droite au second tour des législatives ».

03.05.02 – Au cours d’une conférence de presse au siège de son mouvement à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), Jean-Marie le PEN, après avoir réaffirmé qu’un score inférieur à 30% constituerait un “ échec ”, déclare : « si je fais 18%, c’est déjà un gain (…) 25%, ce serait un Français sur quatre, ce serait extraordinaire ». Il dénonce le “climat totalitaire” qui règne , selon lui, sur le pays, ainsi que “l’opération de fraude électorale géante qui se prépare”.

03.05.02 – Jacques CHIRAC clôt sa campagne à Châlons-en-Champagne (Marne), où il dialogue avec les membres du conseil municipal des jeunes, âgés de 15 à 22 ans.

02.05.02 – A Marseille, au moment même où se tient le meeting de Jean-Marie LE PEN, François BAYROU tient une réunion publique, à laquelle participe un millier de personnes, en présence des représentants des communautés religieuses de la ville, d’associations et de diverses personnalités, avec pour objectif explicite de porter la contradiction à l’extrême droite et de ne pas lui abandonner le terrain marseillais. Il appelle à voter pour Jacques CHIRAC au second tour de l’élection présidentielle, pour « dire non à (la) menace que Jean-Marie LE PEN fait peser sur la France ».

02.05.02 – A Marseille, devant un public moins nombreux que prévu (3500 personnes environ), Jean-Marie LE PEN dénonce en Jacques CHIRAC “le candidat de la gauche ”, et le qualifie de “ supermenteur ” et de “ superescroc ”.

02.05.02 – Au cours de son dernier grand meeting de campagne, à Villepinte (Seine-Saint-Denis) Jacques CHIRAC rend hommage, devant quelque 15 0000 personnes, à « toute la jeunesse de France qui s’est mobilisée pour défendre les valeurs de la démocratie ». Sans jamais prononcer le nom de Jean-Marie LE PEN, il dénonce vigoureusement l’« extrême droite », dont les « dirigeants assument aujourd’hui sans fard, et parfois avec arrogance, un passé de honte, de lâcheté, de compromission et de trahison ».

Le soir, sur TF1, Jacques CHIRAC appelle les Français à lui donner une majorité aux élections législatives.

01.05.02 – Environ un million et demi de personnes manifestent à l’appel des syndicats, des partis et des organisations de gauche et d’extrême gauche contre Jean-Marie LE PEN. A Paris, la manifestation réunit de 400 000 à un million de personnes selon les sources. Dans l’ensemble de la France, le ministère de l’Intérieur comptabilise quelque 400 défilés.

L’ampleur de la manifestation parisienne (une des plus importantes de l‘après-guerre) conduit à scinder le cortège et à diversifier les itinéraires, et perturbe l’ordonnancement initialement prévu : d’abord les syndicats, puis les associations, enfin les partis politiques. En tête ou au sein de la manifestation, on remarque plusieurs ministres en exercice, qui ont enfreint la consigne de non-participation donnée par Lionel JOSPIN. Aucune formation politique de droite n’a appelé à participer à ces cortèges. La manifestation se déroule sans incident notable.

01.05.02 –10 000 à 20 000 personnes manifestent à Paris en faveur de Jean-Marie LE PEN. Après avoir déposé, comme chaque année, une gerbe de fleurs au pied de la statue de Jeanne d’Arc, rue de Rivoli, le président du Front national se pose en “candidat du peuple”. Il invite les électeurs de gauche à voter pour lui, plutôt que pour Jacques CHIRAC en “se bouchant le nez”. Il assure qu’il “ peut gagner dimanche ”.

01.05.02 – Contrairement à leurs habitudes, diverses composantes du mouvement associatif ont appelé a manifester le 1er mai, prenant ainsi position pour Jacques CHIRC contre Jean-Marie LE PEN. Il s’agit notamment de la Confédération permanente des coordinations associatives (CPCA, qui regroupe 400 000 associations). Il en va de même du Secours catholique, du Secours populaire, de l’Armée du Salut, de l’Association des paralysés de France et de la Croix-Rouge, regroupés dans l’Uniopss. Enfin, la, Cofac (Coordination des fédérations et associations culturelles) et le Mouvement français du planning familial appellent également à participer à la manifestation du 1er mai.

30.04.02 –Première réunion des secrétaires nationaux chargés des élections du parti socialiste, des Verts, du parti communiste et du parti radical de gauche pour parvenir à un “ rassemblement de la gauche ” lors des élections législatives. Cette réunion, qui exclut pour l’heure les partisans de Jean-Pierre CHEVENEMENT, entame les conversations visant à déterminer les “ candidatures uniques ” dans les 100 à 200 circonscriptions “ à risque ”: celles où la victoire du Front national est possible et/ou celles où la dispersion de la gauche pourrait déboucher sur son élimination du second tour.

30.04.02 – Dans un entretien accordé au Figaro, Nicolas SARKOZY récuse l’idée d’une alliance de type Front républicain pour le second tour de l’élection présidentielle, car elle ne pourrait que “ nourrir la confusion sur laquelle prospèrent les extrêmes ”. Commentant les rapports de la droite avec les socialistes, il explique qu’aux législatives “ leur bilan sera confronté à notre projet. L’élan républicain nous rassemble en mai, le choix démocratique devra nous distinguer en juin ”.

30.04.02 – Première réunion de la commission d’investiture de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) qui se réunit sous la présidence de Jean-Claude GAUDIN. Cette nouvelle structure, qui rassemble le RPR et les chiraquiens de l’UDF et de Démocratie libérale, veut présenter un candidat unique dans chacune des 577 circonscriptions de France. Les candidats doivent s’engager à se déclarer en préfecture sous le sigle UMP (ce qui réserve à cette formation le financement public des partis politiques liés à la participation aux élections législatives), siéger, s’ils sont élus, dans le groupe UMP à l’Assemblée nationale et participer à l’automne au congrès de cette formation qui entend soutenir Jacques CHIRAC dans les cinq années à venir. Ce dispositif aboutira donc à assécher les ressources financières de l’UDF et de Démocratie libérale si ces deux formations politiques persistent à vouloir mener une existence indépendante.

29.04.02 – Les vacances scolaires en Ile-de-France ayant pris fin la veille, un cortège de 40000 à 100 000 étudiants et lycéens défile contre Jean-Marie LE PEN entre la place de la République et la place de la Nation.

29.04.02 – Dans un entretien accordé à France soir, Jean-Marie LE PEN interprète le communiqué de Lionel JOSPIN comme une incitation à voter “ blanc ou nul ”. « ‘Barrez la route à LE PEN’ ça veut dire ‘ne votez pas pour lui’, ça ne veut pas dire ‘votez pour CHIRAC. Sinon, il l’aurait dit, mais il ne le fait pas ». Assurant que “ beaucoup de gens de gauche ne voteront pas ” le 5 mai, le candidat du Front national considère qu’il peut l’emporter.

29.04.02 – Sur RTL, François HOLLANDE se dit “ pleinement satisfait ” de la prise de position de Lionel JOSPIN. Il précise : “ voter blanc ou nul, ce n’est pas suffisant si l’on veut qu’il y ait véritablement un référendum contre l’extrême droite ” le dimanche 5 mai. D’où la nécessité, pour le premier secrétaire du PS, d’“ utiliser le bulletin Jacques CHIRAC et [de] faire en sorte que Jean-Marie LE PEN fasse le moins de votes possibles ”.

Sur l’échéance suivante que constituent les législatives, François HOLLANDE déclare : “ le 5 mai, il faut écarter l’extrême droite. A partir du 6 mai, une autre élection est en vue, les élections législatives et là, le choix entre la gauche et la droite reprendra toute sa place ”. Il se refuse à écarter l’hypothèse d’une nouvelle cohabitation, car les législatives seront l’occasion d’un “ vrai choix entre la droite et la gauche ” que la particularité du second tour de la présidentielle n’aura pas permis.

29.04.02 –Rompant avec la position de refus d’un ancrage préférentiel à gauche qu’il avait défendue durant la campagne présidentielle, Jean-Pierre CHEVENEMENT envisage des “ accords ponctuels ” “ limités ” avec le parti socialiste pour les élections législatives.

29.04.02 – Arlette LAGUILLER réitère son appel à voter blanc ou nul et qualifie les appels de « l’ensemble de la gauche plurielle » à voter CHIRAC de « ralliement lamentable à CHIRAC » et de « manœuvre pitoyable ».

29.04.08 – Zinedine ZIDANE, joueur vedette de l’équipe de France de football, déclare sur Radio France que le Front national « ne correspond pas du tout aux valeurs de la France », et incite à aller voter au second tour, car « c’est grave quand on voit qu’il y a 30% d’abstentions et qu’à l’arrivée ça fait un deuxième tour en tête à tête entre Chirac et…l’autre.(…)C’est pas possible, c’est pas jouable ».

29.04.02 – Le président du MEDEF, « condamne » le programme économique et social de Jean Marie LE PEN. Sans toutefois appeler explicitement à voter Jacques CIRAC, Ernest Antoine SEILLIERE considère que les propositions de son concurrent déboucheraient sur “ une régression économique profonde, une montée forte du chômage, une crise financière sans précèdent, une poussée inflationniste, un appauvrissement de tous et des tensions sociales explosives ”. Il affirme que « fonder les relations sociales, et notamment l’accès à l’emploi, sur la préférence et la discrimination est inacceptable tant d’un point de vue éthique qu’économique ».

Cette expression publique du MEDEF clôt les prises de position des différentes organisations patronales. La semaine précédente, l’Union professionnelle des artisans (UPA) a réaffirmé son “ attachement aux valeurs qui fondent notre république ”. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises a appelé à “ voter pour les valeurs républicaines ”. Et la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles a dénoncé le “ repli sur soi ” que préconise le président du FN.

28.04.02 – Divisée, l’organisation des rapatriés créée le 2 février dernier sous le nom d’UNFAN (Union nationale des Français d’Afrique du Nord) ne donnera pas de consignes de vote pour le second tour.

28.04.02 – Le comité central de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) appelle à voter « contre LE PEN » et « à préparer, dès le lundi 6 mai, les conditions d’un “ Tous ensemble ” contre la politique de CHIRAC ».

28.04.02 – Des représentants des religions juive, catholique et musulmane, ainsi que le grand maître du Grand Orient de France, participent en commun à un rassemblement contre l’extrême droite, qui réunit plus de10 000 personnes devant le Panthéon, à Paris, à l’initiative, notamment, de la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF). De nombreux intellectuels et artistes ainsi que diverses personnalités politiques (Julien DRAY, Bertrand DELANOE, Jean TIBERI…) sont présents.

28.04.02 – En déplacement en Dordogne, Jacques CHIRAC critique les déclarations de Jean-Marie LE PEN sur l’Europe. Il souligne notamment que “ seule la politique agricole commune (PAC) peut nous permettre de maintenir le revenu agricole ”.

28.04.02 – Chanteurs, acteurs et cinéastes se réunissent au Zénith à Paris pour manifester leur opposition au Front national.

27.04.02 – Pierre POUJADE, sous l’égide duquel Jean-Marie LE PEN avait été élu député en 1956, appelle à voter pour Jacques CHIRAC et s’en prend vivement à son ancien partisan l’accusant de « mensonges ».

27.04.02 – Arlette LAGUILLER, porte-parole de Lutte ouvrière (LO), appelle à voter « blanc ou nul ».

27.04.02 – Jean-Marie LE PEN réunit des jeunes militants et sympathisants du FN au siège de son parti. Dans la perspective des manifestations prévues pour le 1er mai – celle du FN et celle des syndicats et des opposants à l’extrême droite -, il les met en garde contre les « provocations des milices de gauche » dont ils risquent d’être l’objet et les appelle à une « extrême vigilance »

27.04.02 – Plus de 210 000 personnes (selon l’AFP) manifestent contre LE PEN dans diverses villes de France - dont 100 000 à Paris selon les organisateurs et 45 000 selon la police.

26.04.02 – Soutenus par le président de l’union des joueurs de rugby professionnels, par le président de la Fédération française de rugby et par le manager de l’équipe de France, la plupart des joueurs de l’équipe de France de rugby, « immigrés de première, deuxième, ou troisième génération pour 13 d’entre eux », prennent position contre l’extrême droite en affirmant qu’ils « ont été fiers d’offrir le grand chelem 2002 au pays des droits de l’homme ».

26.04.02 – Diverses organisations agricoles prennent position en faveur du vote pour Jacques CHIRAC : la FNSEA appelle à « un sursaut démocratique », la Confédération paysanne à “ faire barrage ” à Jean Marie LE PEN.

26.04.2002 – Au cours d’une conférence de presse au siège de son parti, à Saint-Cloud, Jean-Marie LE PEN se défend d’être raciste. Il attaque Jacques CHIRAC, et annonce que “ le combat du 5 mai sera celui du justicier contre le justiciable ”. Il déclare d’autre part au Monde que, pour lui, « 30% des suffrages le 5 mai serait un échec cuisant [et qu’il] vise entre 40 et 51%, et plutôt 51 que 40 ».

26.04.02 – Jacques CHIRAC effectue une visite à Dreux (Eure-et-Loir) –ville où le Front national connut ses premiers succès électoraux en 1982, et où le président sortant est arrivé devant Jean-Marie LE PEN le 21 avril. Au cours d’une rencontre avec des jeunes, des travailleurs sociaux, des animateurs de quartier, des enseignants et des élus, il développe les divers aspects de son programme, dénonce « l’expression démagogique et l’autoritarisme » et déclare à propos de l’immigration « que l’essentiel des problèmes ne se trouve pas chez quelques immigrés, mais dans la poursuite et l’éradication des systèmes mafieux d’organisation d’immigration clandestine ».

26.04.02 – Dans un bref communiqué envoyé par fax de Matignon, Lionel JOSPIN, qui n’avait donné aucune indication pour le scrutin du second tour depuis le résultat du 26 avril, exprime sa position : « Soucieux de l’avenir de la France et des fondements de notre démocratie, et bien que sans illusion sur le choix qui se présente à nos concitoyens le 5 mai, je leur demande d’exprimer par leur vote à l’élection présidentielle leur refus de l’extrême droite et du danger qu’elle représente pour notre pays et ceux qui y vivent ».

26.04.02 – Le Journal officiel publie la décision du Conseil constitutionnel désignant les deux candidats du second tour. A compter de ce moment, la campagne officielle est ouverte.

25.04.02 – Après qu’ils ont confirmé par écrit leur intention de se maintenir, les deux candidats du second tour sont officiellement désignés par le Conseil constitutionnel.

25.04.02 – Tenant un meeting à Lyon, Jacques CHIRAC traite du thème de l’insécurité et aborde celui de l’immigration. Il souhaite “ la rénovation de notre système d’intégration ”, “ l’application ferme des lois, notamment contre l’immigration clandestine ” ainsi qu’un “ combat déterminé contre toutes les discriminations dont font l’objet tant de Français issus de l’immigration et d’étrangers ”.

25.04.02 – Plusieurs responsables du PS (Ségolène ROYAL, Vincent PEILLON, François HOLLANDE, Henri EMMANUELLI…) incitent Lionel JOSPIN à prendre clairement position pour le second tour de l’élection présidentielle

25.04.02 – Comme les jours précédents, de nombreuses manifestations ont lieu en opposition à l’extrême droite. Plus de 300 000 personnes défilent contre Jean-Marie LE PEN dans toute la France, ce qui est la mobilisation la plus forte depuis que le leader du Front national a été qualifié pour le second tour.

24.04.02 – Au nom de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jacques FREIDEL appelle à voter pour “ les valeurs républicaines qui représentent à la fois la liberté, la liberté d’entreprendre en France (…) et le respect d’autrui sans lequel aucune vie collective ne serait possible ” - sans aller jusqu’à recommander explicitement de voter pour Jacques CHIRAC.

24.04.02 – Invité du Journal de France 2, Jacques CHIRAC justifie à nouveau son refus de débattre à la télévision avec Jean-Marie LE PEN : « Je n’ai (…) pas de point commun, pas de débat, pas de compromis quelconque avec les représentants de l’extrême droite ». Il dit avoir “ ressenti les mécontentements et les inquiétudes des Français ” et les avoir « compris ». Mais il se refuse aux “ assimilations faciles et rapides ”, par exemple à l’amalgame entre insécurité et immigration pratiqué par Jean-Marie LE PEN.

Il refuse d’indiquer qui sera son premier ministre en cas de victoire.

24.04.02 – Jean-Marie LE PEN, qui devait tenir une conférence de presse à Bruxelles, y renonce “ pour des raisons de sécurité ”. Il a fait auparavant une intervention au Parlement européen, sous les huées des eurodéputés présents qui brandissaient des panneaux où était inscrit “ non ”.

24.04.02 – Le Conseil constitutionnel arrête et publie les résultats officiels et définitifs du premier tour de l’élection présidentielle (que nous reproduisons en les complétant par les pourcentages aux électeurs inscrits et en présentant les pourcentages sans les arrondir, ce qui est plus pertinent au regard de la législation électorale) :


inscrits


41 194 689


% inscrits

 

votants

29 495 733

71,60

 

Abstentions

11 698 956

28,39

 

Blancs et nuls

997 262

2,42

 

exprimés

28 498 471

69,17

 
 


% exprimés

Jacques Chirac

5 665 855

13,75

19,88%

Jean-Marie Le Pen

4 804 713

11,66

16,85%

Lionel Jospin

4 610 113

11,19

16,17%

François Bayrou

1 949 170

4,73

6,83%

Arlette Laguiller

1 630 045

3,95

5,71%

Jean-Pierre Chevènement

1 518 528

3,68

5,32%

Noël Mamère

1 495 724

3,63

5,24%

Olivier Besancenot

1 210 562

2,93

4,24%

Jean Saint-Josse

1 204 689

2,92

4,22%

Alain Madelin

1 113 484

2,70

3,90%

Robert Hue

960 480

2,33

3,37%

Bruno Mégret

667 026

1,61

2,34%

Christiane Taubira

660 447

1,60

2,31%

Corinne Lepage

535 837

1,30

1,88%

Christine Boutin

339 112

0,82

1,18%

Daniel Gluckstein

132 686

0,32

0,46%

 

23.04.02 – Sans appeler formellement à voter pour Jacques CHIRAC, Charles PASQUA indique qu’il votera pour le président sortant. Il refuse cependant toute « diabolisation » des électeurs d’extrême droite.

23.04.02 – Au terme d’un Conseil national marqué par une discussion très vive sur l’analyse de l’échec historique de Robert HUE, au cours de laquelle certains participants mettent en cause la direction du parti, le PCF appelle « à utiliser le bulletin Jacques Chirac pour battre LE PEN »

23.04.02 – Invité du Journal de France 2, Jean-Marie LE PEN qualifie de “ pitoyable dérobade ” le refus du débat de second tour par Jacques CHIRAC.

23.04.02 – Lors d’un meeting à Rennes, Jacques CHIRAC annonce qu’il refuse un débat télévisé avec Jean-Marie LE PEN : “ Pas plus que je n’ai accepté dans le passé d’alliance avec le Front national, quel qu’en soit le prix politique, je n’accepterai demain de débat avec son représentant ”.

Il déclare d’autre part “ comprendre ” les préoccupations que causent aux Français “ la montée de la violence et de l’insécurité ” ainsi que “ les excès de la mondialisation ”, tout en s’opposant “ avec détermination à ceux qui ne partagent pas l’exigence républicaine et les valeurs de la démocratie ”.

22.04.02 – Dans un entretien accordé à Libération, Nicole NOTAT, secrétaire générale de la CFDT, appelle les adhérents et sympathisants du syndicat qu’elle dirige “ à participer massivement au scrutin, et à voter pour Jacques CHIRAC ”, car « il s’agit de défendre la démocratie et les valeurs qui la fondent ».

22.04.02 – Le bureau politique de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) décide de ne pas donner de consigne de vote pour le second tour, mais appelle à « barrer la route à LE PEN, le pire ennemi des travailleurs, dans la rue comme dans les élections ».

22.04.02 – Dans un communiqué, Arlette LAGUILLER précise qu’elle n’appelle pas à l’abstention au second tour et « appelle l’ensemble des travailleurs, en particulier ceux qui ont voté LE PEN, à ne pas voter pour lui ». Mais elle n’appelle pas à voter pour Jacques CHIRAC et, dans un autre communiqué, elle refuse « de cautionner des manifestations qui auraient pour but de soutenir CHIRAC ».

22.04.02 – Lors de leur Conseil national interrégional (CNIR) les Verts appellent à voter CHIRAC pour “ faire en sorte que le pourcentage de LE PEN soit le plus bas possible ”.

22.04.02 – Au siège du parti socialiste, Lionel JOSPIN prend congé du bureau national du PS. Il évoque les causes de son échec, mais ne donne pas de consigne de vote pour le second tour : « Le choix est difficile. Je ne veux pas peser dans un sens ou dans l’autre ». Il estime « avoir rempli [son] rôle pour une certaine période, et maintenant, il s’achève ». Il souhaite à ses camarades « de faire un choix éclairé pour les quinze prochains jours, et une très belle bataille pour les législatives ».

22.04.02 –Au siège du Front national, à Saint-Cloud, Jean-Marie LE PEN tient une conférence de presse. Reprenant son slogan “ tête haute et mains propres ”, il lance un appel aux abstentionnistes “ écœurés par la vie politique ” et espère recueillir les voix d’électeurs dont les candidats ont été éliminés notamment chez les « chasseurs » et à l’extrême gauche.

Il annonce que, s’il est élu, une de ses premières décisions sera de faire “ sortir ” la France de l’Union européenne. Il se propose en outre d’organiser un référendum par an durant son quinquennat. Le premier porterait sur le désengagement du processus d’intégration européenne, le rétablissement du franc et l’inversion des flux migratoires et permettrait d’inscrire le principe de la « préférence nationale » dans la Constitution. Le second, aurait notamment pour objet le rétablissement de la peine de mort et l’augmentation du budget de la défense nationale. La troisième année, il interrogerait les Français sur la baisse des principaux impôts et sur l’instauration d’un “ nouveau protectionnisme ”. Le quatrième référendum permettrait l’instauration de la “ liberté scolaire ”, la revalorisation du statut de la famille et la “ promotion de la natalité française ”. La cinquième année, enfin, il proposerait d’inscrire dans la Constitution le “ respect sacré de la vie humaine ” ce qui permettrait l’abrogation de la loi sur l’IVG.

22.04.02 – Près de 100 000 personnes, souvent des jeunes, manifestent dans une vingtaine de villes, pour dénoncer la présence de Jean-Marie LE PEN au second tour de l’élection présidentielle.

21.04.02 – L’annonce de la présence de Jean-Marie LE PEN au second tour de l’élection présidentielle provoque des manifestations de rue spontanées, regroupant en particulier de nombreux jeunes, dans la plupart des grandes villes françaises, notamment à Paris,.où 10 000 personnes défilent dans les rues, rejointes par deux des candidats du premier tour, Noël MAMERE et Olivier BESANCENOT.

21.04.02 – Au cours de la soirée, sur les plateaux de télévision, ou au local de campagne de Lionel JOSPIN, les principaux dirigeants du PS – Martine AUBRY, Laurent FABIUS, Dominique STRAUSS-KAHN, François HOLLANDE - affirment vouloir faire barrage à l’extrême droite au second tour et se préparent à voter pour Jacques CHIRAC.

21.04.02 – Dans les heures qui suivent les estimations des résultats du premier tour de scrutin, les candidats font des déclarations pour faire connaître leurs réactions et leurs positions en vue du second tour (présentées ici dans l’ordre des scores obtenus par leurs auteurs) :
 
  • Jacques CHIRAC déclare que « ce qui est en cause, c’est notre cohésion nationale, ce sont les valeurs de la République (…), c’est l’idée même que nous nous faisons de l’homme, de ses droits, de sa dignité. C’est l’idée que nous nous faisons de la France, de son rôle et de sa place dans le monde. ». Il « appelle toutes les Françaises et tous les Français à se rassembler » avec, pour enjeu, la « grande tradition humaniste [de notre pays], (…) sa vocation universelle, (…) son exigence de générosité et d’ouverture, (…) son rayonnement ». Il en appelle « aux Françaises et aux Français (…) parce que la démocratie est le bien le plus précieux. Parce que la République est entre vos mains »
  • Jean-Marie LE PEN s’adresse aux « petits », aux « sans grade » aux « exclus ». Il invite au rassemblement des « mineurs, [des] métallos, [des] ouvrières et [des] ouvriers [des] industries ruinées par l’euromondialisme de Maastricht, [des] agriculteurs (…) acculés à la ruine et à la disparition, [des] victimes de l’insécurité ». Il appelle à se rallier « les Françaises et les Français, quelles que soient leur race, leur religion ou leur condition sociale ». Comme à Marseille le 16 avril, il se déclare « socialement à gauche, économiquement à droite et (…) nationalement de France ».
  • De son Atelier de campagne, Lionel JOSPIN parle de « coup de tonnerre », et déclare que « voir l’extrême droite représenter 20% des voix dans notre pays et son principal candidat affronter celui de la droite au second tour est un signe très inquiétant pour la France et pour notre démocratie ». Il annonce que, tirant les “ conclusions ” de cet “ échec ”, il se retirera de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle.
  • Au sujet de sa position pour le second tour, François BAYROU (6,8% des suffrages) déclare : « Je veux parler à Jacques CHIRAC, même si ma position ne fait guère de doute ». Il estime qu’ « il ne suffira pas de faire barrage à l’extrême droite comme il est naturel », et invite à « un vaste rassemblement (…) qui dépasse de beaucoup les frontières anciennes ».
  • Refusant d’être tenue pour responsable de la présence de Jean-Marie LE PEN au second tour, Arlette LAGUILLER (5,7% des suffrages) estime que Lionel JOSPIN « est entièrement responsable » de sa « lamentable défaite », car il « a, en cinq ans de pouvoir, déçu et trahi l’électorat populaire ». Elle a déclare que son organisation “ n’appellera pas à voter pour Jacques CHIRAC au second tour ”.
  • Jean-Pierre CHEVENEMENT (5,3% des suffrages) estime que la configuration annoncée du second tour « donne la mesure de l’extrême décomposition de notre système politique ». Il déclare que “ notre pays a besoin d’une refondation républicaine ” avec “ le courant nouveau ” que constitue le Pôle républicain qu’il a créé à l’occasion de ces élections – une refondation dont il voit l’occasion dans les législatives. Dans l’immédiat, il appelle à “ faire barrage à LE PEN ”.
  • Noël MAMERE qui, avec plus de 5% des voix, obtient le meilleur score jamais atteint par les écologistes à une élection présidentielle, déclare: “ La satisfaction que j’aurais pu exprimer ce soir est assombrie ”. Il appelle à “ tout faire pour faire battre LE PEN ”.
  • Sans donner de consignes de vote plus explicites, Olivier BESANCENOT (4,3% des suffrages) appelle à “ un troisième tour social ” :“ il faut descendre dans la rue et dire non au FN ”.
  • Jean SAINT-JOSSE, dont le résultat égale, en nombre de voix (1 200 000) sinon en pourcentage (4,2%) celui de la liste qu’il conduisait aux élections européennes de 1999, appelle à « faire barrage au Front national » au nom du « réflexe républicain ».
  • Alain MADELIN, qui obtient un peu moins de 4% des voix, estime avoir « partiellement fait les frais » d’une « élection de rejet » Sans se désister formellement pour Jacques CHIRAC il souhaite la mise sur pied d’une “ droite plurielle ”. Dans la perspective des élections législatives, il met en garde contre une nouvelle cohabitation.
  • Robert HUE, dont le score (3,4%) constitue un minimum historique pour le PCF, fait part de sa “ tristesse ” et de sa “ colère ” devant la “ catastrophe ” que représente l’accès de Jean-Marie LE PEN au second tour.
  • Bruno MEGRET (2,3% des voix), se félicite “ des scores spectaculaires de la droite nationale et républicaine ” et appelle à voter pour Jean-Marie LE PEN au second tour.
  • Christiane TAUBIRA (2,3% des voix) indique qu’elle fera “ tout pour empêcher M. LE PEN d’être président. Si cela doit se traduire par le vote en faveur de M. CHIRAC, cela se traduira ainsi ”. Questionnée par les radios, elle explique que ceux qui ont voté pour elle n’auraient pas voté pour Lionel JOSPIN.
  • Corinne LEPAGE (1,8% des voix) appelle à faire « barrage à Jean-Marie LE PEN », dont la montée a été, selon elle, favorisée par « un certain nombre de propositions démagogiques » des Verts et de l’extrême gauche.
  • Christine BOUTIN, qui dépasse de peu 1% des suffrages se dit « réjouie » de la « claque sans appel » que les Français ont donnée, selon elle, « aux socialistes, et en général à la gauche plurielle ». Elle attend d’avoir réuni ses comités de soutien pour arrêter une « position définitive » en vue du second tour, mais déclare, à titre personnel, n’être pas « dans le même camp » que Jean-Marie LE PEN.
  • La presse ne fait état d’aucune réaction de Daniel GLUCKSTEIN, qui a obtenu moins de 0,5% des suffrages

21.04.02 – Confirmant les sous-entendus des journalistes depuis presque une heure à la télévision, les estimations fondées sur les résultats de bureaux de vote test indiquent à 20h que Jacques CHIRAC est en tête du scrutin, avec un peu moins de 20% des suffrages exprimés, que Jean-Marie LE PEN arrive deuxième, autour de 17%, devant Lionel JOSPIN qui n’est que troisième avec un peu plus de 16% des voix. Le second tour verra donc s’affronter Jacques CHIRAC et Jean-Marie LE PEN




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