|
Cet
éphéméride a été conçu
en utilisant la presse nationale et notamment Le
Monde, Libération
et Le
Figaro.
02.07.02
– Maxime GREMETZ, député communiste de la Somme,
qui figurait, depuis le 25 juin, parmi les non-inscrits, rejoint
le groupe communiste à l’Assemblée nationale, ce qui
porte l’effectif de ce groupe à 22 membres.
25.06.02
– La liste des groupes parlementaires remise à la présidence
de la nouvelle Assemblée nationale est la suivante :
Le
refus qu’a opposé l’UMP à la demande des élus Verts
et radicaux de gauche d’abaisser à 15 le nombre de députés
requis pour constituer un groupe sur le modèle du seuil en
vigueur au Sénant les a donc empêchés de constituer
un tel groupe avec l’appoint de quelques divers gauche.
17.06.02
– Le ministère de l’Intérieur publie les résultats
complets du second tour des élections législatives dans
les 519 circonscriptions en ballottage :
|
|
Nombre
|
|
%
inscrits
|
|
|
Inscrits
|
36 783 746
|
|
100 %
|
|
|
Votants
|
22 186 165
|
|
60,32 %
|
|
|
Abstentions
|
14 597 581
|
|
39,68
%
|
|
|
Blancs
et nuls
|
965 139
|
|
2,62 %
|
|
|
Exprimés
|
21 221 026
|
|
57,69 %
|
|
| |
|
|
|
|
Familles
politiques
|
Nombre
de voix
|
%
exprimés
|
%
inscrits
|
Nombre
d’élus
|
|
PCF
|
690 807
|
3,26 %
|
1,88 %
|
21
|
|
PS
|
7 482 169
|
35,26 %
|
20,34 %
|
138
|
|
PRG
|
455 360
|
2,15 %
|
1,24 %
|
7
|
|
Divers
gauche
|
268 715
|
1,27 %
|
0,73 %
|
6
|
|
Verts
|
677 933
|
3,19 %
|
1,84 %
|
3
|
|
Pôle
républicain
|
12 679
|
0,06 %
|
0,03 %
|
|
|
Régionalistes
|
28 689
|
0,14 %
|
0,08 %
|
1
|
|
Divers
|
13 036
|
0,06 %
|
0,04 %
|
1
|
|
UMP
|
10 029 669
|
47,26 %
|
27,27 %
|
309
|
|
UDF
|
832 785
|
3,92 %
|
2,26 %
|
23
|
|
RPF
|
61 605
|
0,29 %
|
0,17 %
|
2
|
|
Divers droite
|
274 374
|
1,29 %
|
0,75 %
|
8
|
|
FN
|
393 205
|
1,85 %
|
1,07 %
|
|
16.06.02
– A l’issue du second tour de scrutin, l’Union pour la majorité
présidentielle (UMP) dispose, avec 369 élus, de la majorité
absolue des sièges à l’Assemblée nationale. Le
parti socialiste qui compte 141 élus, sera la principale
force d’opposition. Le PCF et l’UDF, qui obtiennent respectivement
21 et 22 sièges seront en mesure de constituer l’un et l’autre
un groupe parlementaire, à la différence des Verts (3
élus) et du parti radical de gauche (7 élus). Le Pôle
républicain de Jean-Pierre CHEVENEMENT et le Front national
ne seront pas représentés à l’Assemblée. Au
total, la droite détient 399 sièges, et la gauche 178.
Parmi
les personnalités battues : Robert HUE (PCF), Martine AUBRY
et Raymond FORNI (PS), Dominique VOYNET (Verts), Jean-Pierre CHEVENEMENT
(Pôle républicain)
13.06.02
– Jean SAINT-JOSSE, président de Chasse, Pêche,
Nature, Traditions (CPNT) et ancien candidat à l’élection
présidentielle, qualifie de « bonne nouvelle »
l’annonce par le Premier ministre, Jean-Pierre RAFFARIN, de l’élargissement
prochain des périodes de chasse aux oiseaux migrateurs. Il
entend cependant rester « extrêmement vigilant à
moins de trois jours du second tour des élections législatives
».
CPNT,
qui n’est représenté au second tour dans aucune circonscription,
appelle à faire battre certains candidats socialistes ou
écologistes, tels que Yves COCHET, Dominique VOYNET, (Verts),
François PATRIAT, Vincent PEILLON, Michel VAUZELLE (PS).
12.06.02
– Le ministère de l’Intérieur publie les résultat
complets du premier tour de scrutin des élections législatives
pour la France entière :
|
|
Nombre
|
|
%
inscrits
|
|
|
Inscrits
|
40 969 371
|
|
100 %
|
|
|
Votants
|
26 389 864
|
|
64,41 %
|
|
|
Abstentions
|
14
579 507
|
|
35,59
%
|
|
|
Blancs
et nuls
|
559 621
|
|
13,65 %
|
|
|
Exprimés
|
25 830 243
|
|
63,05
%
|
|
| |
|
|
|
|
Familles
politiques
|
Nombre
de voix
|
%
exprimés
|
%
inscrits
|
Nombre
d’élus
|
|
LO
|
304 081
|
1,18 %
|
0,74 %
|
|
|
LCR
|
320 610
|
1,24 %
|
0,78 %
|
|
|
Extrême gauche
|
82 218
|
0,32 %
|
0,2 %
|
|
|
PCF
|
1 267 688
|
4,91 %
|
3,09 %
|
|
|
PS
|
6 142 654
|
23,78 %
|
14,99 %
|
2
|
|
PRG
|
389 782
|
1,51 %
|
0,95 %
|
|
|
Divers
gauche
|
355 363
|
1,38 %
|
0,87 %
|
|
|
Verts
|
1 145 781
|
4,44 %
|
2,8 %
|
|
|
Pôle républicain
|
308 664
|
1,19 %
|
0,75 %
|
|
|
Autres écologistes
|
297 304
|
1,15 %
|
0,73 %
|
|
|
Régionalistes
|
93 300
|
0,36 %
|
0,23 %
|
|
|
CPNT
|
422 448
|
1,64 %
|
1,03 %
|
|
|
Divers
|
217 027
|
0,84 %
|
0,53 %
|
|
|
UMP
|
8 619 859
|
33,37 %
|
21,04 %
|
46
|
|
UDF
|
1 236 353
|
4,79 %
|
3,02 %
|
6
|
|
DL
|
108 824
|
0,42 %
|
0,27 %
|
2
|
|
RPF
|
94 222
|
0,36 %
|
0,23 %
|
|
|
MPF
|
202 831
|
0,79 %
|
0,5 %
|
1
|
|
DVD
|
1 005 880
|
3,89 %
|
2,46 %
|
1
|
|
FN
|
2 873 391
|
11,12 %
|
7,01 %
|
|
|
MNR
|
278 268
|
1,08 %
|
0,68 %
|
|
|
Extrême
droite
|
63 695
|
0,25 %
|
0,16 %
|
|
12.06.02
– Dans la 8ème circonscription de la Moselle,
Jean KIFFER se voit retirer l’investiture de l’UMP après
avoir reçu le soutien explicite de Jean-Marie LE PEN.
11.06.02
– Jean-Marie LE PEN ajoute à la liste des candidats qu’il
appelle à faire battre Michel VAUZELLE (PS).
10.06.02
– Le bureau exécutif du Front national décide de
maintenir tous les candidats du FN qui ont la possibilité
d’être présents au second tour. Dans les circonscriptions
où ses candidats sont éliminés, le FN ne donne
aucune consigne. Jean-Marie LE PEN appelle toutefois ses électeurs
à faire battre cinq candidats de gauche : Martine AUBRY (PS),
Robert HUE (PCF), Yves COCHET, Noël MAMERE et Dominique VOYNET
(Verts). Il apporte en outre son soutien au candidat UMP-RPF de
la 8ème circonscription de la Moselle,
10.06.02
– La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) ne donne
pas de consigne de vote pour le second tour, sauf lorsque le Front
national est représenté, auquel cas elle appelle à
voter pour le candidat de gauche.
Arlette
LAGUILLER, porte-parole de Lutte ouvrière, appelle seulement
à voter pour les candidats communistes qui affrontent un
candidat du FN.
10.06.02
– L’UMP décide de maintenir tous ses candidats dans les
situations d’élection « triangulaire » au second
tour de scrutin. Le président de sa commission d’investiture,
Jean-Claude GAUDIN estime qu’il n’y a aucun risque d’élection
d’un candidat du Front national dans les circonscriptions concernées.
Dans les cas où le second tour oppose un candidat de gauche
et un candidat du FN, J.-C. GAUDIN, sans appeler à voter
pour le candidat de gauche, déclare qu’ « aucun département
n’a besoin de l’élection d’un député du FN »
et que « la consigne est donnée ».
10.06.02
– Devant le bureau national du PS, François HOLLANDE
estime que « le débat [n’est] plus la cohabitation mais
le risque de concentration des pouvoirs au service d’un parti
qui se veut unique » et que le PS est « la formation
autour de laquelle peut se nouer un rassemblement (
) de
tous les démocrates qui veulent un équilibre de la démocratie
et la préservation des acquis sociaux ».
D’autre
part, le bureau national du PS décide « le retrait automatique
de tous ses candidats arrivés derrière le candidat de
gauche le mieux placé ».
10.06.02
– A Limoges, Jean-Pierre RAFFARIN déclare : « Le
résultat des élections est favorable, mais nous le prenons
avec modestie ».
09.06.02
–A l’issue du dépouillement , l’abstention apparaît
exceptionnellement élevée : 35,6% des électeurs
inscrits ce qui constitue un record historique pour un premier
tour d’élections législatives. La majorité présidentielle
semble en bonne voie d’obtenir une large majorité le 16 juin,
grâce à un net progrès par rapport à 1997
: elle recueille 43,7,% des suffrages, soit un progrès de
7 points. Sur les 58 candidats élus au premier tour, 46 ont
d’ailleurs l’étiquette UMP. Le parti socialiste résiste
cependant(25,3%), mais au détriment des autres formations
de gauche et d’extrême gauche. Le nombre de triangulaires
sera beaucoup plus limité qu’en 1997 : le FN n’est en mesure
de se maintenir que dans 40 circonscriptions, car son score est
passé en 5 ans de 14,9 à 11,1% des voix et l’augmentation
de l’abstention rend plus difficile la qualification pour le second
tour (subordonnée à l’obtention de 12,5% des électeurs
inscrits).
06.06.02
- A Marseille, devant plus de 2000 personnes, Jean-Pierre RAFFARIN,
accompagné des ministres Nicolas SARKOZY, Dominique PERBEN
et Jean-François MATTEI, appelle les électeurs de droite
à concentrer, dès le premier tour, leurs suffrages sur
les candidats de l’UMP, et dénonce les candidats dissidents
qui « jettent la confusion ». Il souligne la modestie
des membres du gouvernement, qui se refusent à être
une équipe sûre d’elle-même et dominatrice
.
06.06.02
- L’Union pour la majorité présidentielle (UMP)
rend public un communiqué signé notamment par Alain
JUPPE, Jean-Louis DEBRE et Philippe DOUSTE-BLAZY, qui « rappelle
à ses candidats qu’au lendemain du premier tour toute entente
directe ou indirecte avec les mouvements extrémistes serait
inacceptable et les placerait hors de la majorité présidentielle
». L’UMP préconise « que seuls les deux candidats
arrivés en tête au premier tour se maintiennent au second
tour » et s’engage, en ce qui la concerne, à appliquer
cette règle, sauf dans les cas où cela favoriserait
l’extrême droite.
06.06.02-
A Villeurbanne, François HOLLANDE affirme que la victoire
est possible et présente le vote du 9 juin comme «
la première étape d’une reconquête qui est un mouvement
irréversible » . Il critique Jean-Pierre RAFFARIN pour
avoir refusé tout débat avec lui.
05.06.02-
A Châteaudun, François BAYROU réclame le
pluralisme dans la majorité présidentielle. Il
réaffirme son opposition à une nouvelle cohabitation.
05.06.02-
Dans un entretien télévisé sur France 3, Jacques
CHIRAC demande aux Français de lui donner une vraie
majorité . Il annonce la mise en place dans
les prochains jours d’une commission de sages chargée
d’examiner la réforme du statut pénal du chef de l’Etat.
04.06.02
– Venu soutenir les candidats de l’Union pour la majorité
présidentielle (UMP) dans le Puy-de-Dôme, Jean-Pierre
RAFFARIN est chaleureusement accueilli par Valéry GISCARD
d’ESTAING dont le fils, Louis, est candidat dans la 3ème
circonscription du département. L’ancien président de
la République déclare qu’il voit dans le Premier ministre
« un Pompidou poitevin »
03.06.02-
Au parc de la Beaujoire à Nantes, François HOLLANDE
appelle au vote utile : ce que nous n’avons
pas pu faire le 5 mai, il faut maintenant l’accomplir les 9 et
16 juin . Il se prononce pour un coup de pouce
au SMIC et pour la retraite avant 60 ans pour tout travailleur
ayant travaillé 40 années. Evoquant la perspective des
mouvements sociaux que ne manquerait pas de provoquer, selon lui,
la mise en uvre d’une politique de droite, il déclare
: « Si on peut s’épargner de grandes manifestations
par un vote les 9 et 16 juin, c’est quand même mieux pour
le pays ».
03.06.02-
Au Palais des congrès à Paris, Jean-Marie LE PEN prédit
qu’ « il y aura des duels par centaines » et que «
ce seront des candidats du FN qui y figureront comme le premier
parti de France ». Il présente Jacques CHIRAC de
représentant de la gauche camouflée , et le qualifie
de supermenteur et de supervoleur .
02.06.02-
Au Cirque d’hiver à Paris, devant 1500 militants du Mouvement
des jeunes socialistes (MJS), François HOLLANDE dénonce
la dispersion des candidatures, qui montre que les leçons
du 21 avril n’ont pas été retenues . Il salue
le « bilan considérable » de Lionel JOSPIN.
30.05.02
– En meeting à la Mutualité à Paris, Arlette LAGUILLER
affirme que le vote utile est le vote LO et dénonce
le « chantage au vote utile » que la gauche fait «
à chaque élection ».
30.05.02
– En visite à Châteauroux, Jacques CHIRAC demande aux
Français de lui donner une majorité claire
et cohérente , afin de construire
la France de 2007. Il exige en outre « une majorité
refusant clairement toute compromission avec les porteurs de haine,
d’intolérance et de xénophobie ».
29.05.02
- Devant quelque 2000 personnes réunies à la Mutualité
à Paris, Olivier BESANCENOT, porte-parole de la LCR et ex-candidat
à l’élection présidentielle soutient qu’«
il n’y a qu’à la gauche de la gauche plurielle qu’il y aura
une vraie alternative politique ». Il insiste sur l e caractère
« national » et « non pas local » des élections
législatives et reprend les thèmes de campagne de la
LCR concernant notamment la défense des services publics,
l’interdiction des licenciements et la primauté du droit
à un existence décente sur la propriété privée
et le droit des actionnaires ;
29.05.02
- En meeting à Rennes, devant 700 à 800 personnes, Jean-Pierre
RAFFARIN renouvelle ses attaques contre la cohabitation, source
d’impuissance et de confusion , et réitère
son appel aux candidats de l’UMP pour qu’il n’y ait « aucune
manuvre avant le premier tour, entre les deux tours, avec
les candidats de l’extrémisme » .
28.05.02
– Le Conseil d’Etat rejette les recours des Verts et du RPF
contre la décision de la commission des candidatures les
privant de campagne officielle à la radio et à la télévision
(voir 24.05.02)
27.05.02
- Jean-Pierre CHEVENEMENT présente les 14 mesures que défendront
les 408 candidats de son mouvement aux élections législatives.
Il espère l'élection de " quelques députés
" le 16 juin. Ceux-ci adopteront " une attitude d'opposition
républicaine, constructive mais ferme ", quelle que
soit la majorité qui se dégagera.
27.05.02
- En campagne dans l'Isère, François HOLLANDE déclare,
à propos du débat sur la cohabitation : " ce
serait un comble que la gauche ne puisse pas concourir alors qu'elle
a déjà été privée d'un débat
au second tour de l'élection présidentielle ".
Il se déclare " disponible " pour exercer la
fonction de premier ministre en cas de victoire de son camp.
25.05.02
- En déplacement en Indre-et-Loire, Jean-Pierre RAFFARIN
critique à nouveau la cohabitation. Il affirme en outre
sa volonté d' " un geste très fort en matière
de décentralisation dans les mois qui viennent ".
24.05.02
- Le président de la commission des candidatures notifie
aux Verts, à Chasse, pêche nature et tradition (CPNT),
au Rassemblement du peuple français (RPF), aux Alternatifs,
à Droit de chasse et au Parti fédéraliste
qu'ils ne pourront participer à la campagne officielle
à la radio et à la télévision, faute
d'avoir rempli à temps les formalités nécessaires
auprès de la commission, au ministère de l'Intérieur.
Au cours d'une conférence de presse, Denis BAUPIN émet
une " protestation solennelle " contre le fait que les
Verts sont " écartés de la campagne officielle
". Les autres formations concernées réagissent
également avec vigueur. Plusieurs recours sont déposés
devant le Conseil d'Etat.
22.05.02
- Devant les candidats de l'Union pour la majorité présidentielle
(UMP) réunis à Paris, Jean-Pierre RAFFARIN incite
les Français à " donner une majorité
au président " pour éviter une cohabitation
qui " porte en elle-même la division et l'inefficacité,
oppose les Français et conduit à l'impuissance politique
". Au lendemain des déclarations de Serge LEPELTIER,
le premier ministre déclare qu'il est " très
important de rester les premiers militants contre l'extrémisme
".
22.05.02
- Devant les candidats du parti socialiste, François HOLLANDE
qualifie Jean-Pierre RAFFARIN d' " homme de communication,
pour ne pas dire de publicité ". Il dénonce
" l'agitation [du gouvernement] dont la droite se sert pour
masquer ce que serait sa politique si elle l'emportait le 16 juin
prochain ". Il souligne que la baisse annoncée de
l'impôt sur le revenu " va profiter pour 70% aux 10%
de contribuables les plus favorisés ". Il appelle
au " vote utile " à gauche dès le premier
tour de scrutin et insiste sur " l'ardente obligation de
gagner " face à ceux qui, dans son propre parti, souhaitent
" une cure d'opposition ".
22.05.02
- François BAYROU, Président de l'UDF, déclare
au Monde (daté du 23 mai), que son mouvement investira
des candidats " dans quelque 20% des circonscriptions françaises
". Il justifie son refus d'adhérer à l'Union
pour la majorité présidentielle (UMP) par le fait
que, pour lui " le pluralisme et l'équilibre des pouvoirs
sont l'essence même de la démocratie ".
22.05.02
- A la suite des déclarations de Serge LEPELTIER, Jean-Marie
LE PEN, dans un entretien au Monde (daté du 23 mai), propose
à la droite " des retraits ou des désistements
pour battre la gauche ". Il précise que " s'il
n'y a pas d'accords, le Front national se maintiendra partout
où il le pourra au second tour ".
21.02.02
-En début de matinée, Serge LEPELTIER, nouveau président-délégué
du RPR déclare à RTL que, dans le cas de "
triangulaires probables " à l'issue du premier tour
de scrutin, il " souhaite que l'on maintienne le candidat
[de la droite], parce qu'on prendra toujours moins de risques
dans ce cas là par l'élection de quelques députés
[d'extrême droite] que la gauche n'en a pris lorsque, avec
la proportionnelle, elle avait abouti [en 1986] à ce qu'il
y ait un groupe du Front national à l'Assemblée
nationale ". Dans l'après-midi, deux des porte-parole
de l'UMP font savoir que " les propos de Serge LEPELTIER
n'engagent que lui ". Le soir même, Sur France 2, ce
dernier nuance son propos en affirmant qu'il " refuse toute
compromission et tout accord que ce soit au niveau national ou
au niveau local " avec le FN.
20.05.02
- Après
la clôture du dépôt des candidatures, le 19
mai a minuit, il apparaît que 8456 candidats (selon le ministère
de l'Intérieur) se disputeront les 577 sièges de
député les 9 et 16 juin prochains, soit un tiers
de plus qu'en 1997. Les femmes représentent 38,5% du total.
L'Union pour la majorité présidentielle (UMP) revendique
536 investitures, le parti socialiste 547, le parti communiste
533, les Verts 465, le PRG 50. Le mouvement Chasse, pêche,
nature et tradition en annonce 405.
19.05.02
- Lors de sa fête annuelle, Lutte ouvrière annonce
qu'elle présentera 560 candidats aux élections législatives.
17.05.02
- Corinne LEPAGE, présidente du mouvement écologiste
Cap 21, présente une liste de 150 candidats pour les élections
législatives.
17.05.02
- Le Parti socialiste, le Parti communiste français, les
Verts et le Parti radical de gauche annoncent la conclusion d'un
accord prévoyant 170 candidatures d'union, c'est-à-dire
soutenues, dès le premier tour, par au moins deux des formations
de la gauche unie. 34 d'entre elles sont communes aux quatre formations.
En outre, pour le second tour, la règle d'un désistement
automatique en faveur du candidat de gauche arrivé en tête
au premier tour est adoptée.
15.05.02
- Charles MILLION, qui avait été écarté
de la droite parlementaire pour avoir tenté, en 1998, de
conserver la présidence de la région Rhône-Alpes
avec l'appui du Front national, se rapproche de l'UMP et décide
de retirer les quatre cinquièmes des candidats que son
mouvement, la Droite libérale et chrétienne (DLC)
devait présenter aux élections législatives.
15.05.02
- L'UDF publie une liste de 427 candidats qu'elle soutient, dont
106, investis par elle seule, susceptibles d'affronter le candidat
de l'UMP au premier tour.
14.05.02
- Lors de son point de presse mensuel, Ernest-Antoine SEILLIERE,
président du Medef, apporte un soutien implicite à
la droite pour les élections législatives en soulignant
les dangers d'une nouvelle cohabitation et en critiquant le programme
du Parti socialiste.
14.05.02
- Dans Le Monde (daté du 15 mai), Olivier BESANCENOT
regrette l'absence d'accord électoral avec Lutte ouvrière
et annonce que la Ligue communiste révolutionnaire (LCR)
présentera ou soutiendra 400 candidats aux élections
législatives.
11.05.02
-Le congrès extraordinaire du Mouvement des citoyens adopte
à main levée le principe de la transformation du
MDC en Pôle républicain, prévue pour l'automne.
Le lendemain, en réunion publique, l'annonce est faite
que le mouvement de Jean-Pierre CHEVENEMENT présentera
environ 400 candidats aux élections législatives,
compte tenu de l'absence d'accord avec le Parti socialiste.
11.05.02
- A l'occasion du lancement de la campagne de son parti, Philippe
de VILLIERS annonce que le Mouvement pour la France (MPF) présentera
325 candidats aux élections législatives. Se prévalant
de l'accord de Jean-Pierre RAFFARIN, il annonce un désistement
automatique et réciproque, au second tour, au profit du
candidat le mieux placé, UMP ou MPF.
11.05.02
-- L'Union pour la majorité présidentielle (UMP)
publie une liste de 523 candidats (sur 577 circonscriptions) qu'elle
présentera aux élections législatives. Presque
50% d'entre eux sont issus du RPR, 25% del'UDF, 16% de DL. 20%
des candidats de l'UMP sont des femmes
10.05.02
- Les négociations entre le PS et le Pôle républicain
de Jean-Pierre CHEVENEMENT en vue d'un accord national pour les
élections législatives se concluent sur un échec.
10.05.02
- Dans une lettre adressée aux parlementaires de l'UDF,
François BAYROU dénonce le risque pour sa formation
d'être " rayée dans peu de jours de la carte
politique française ", compte tenu des conditions
imposées par l'UMP. L'utilisation exclusive de ce sigle
qu'impose en effet la formation chiraquienne lors de la déclaration
en préfecture aux candidats qui s'en réclament privera
l'UDF de toute ressource publique, puisque le financement des
partis politiques est strictement déterminé par
l'étiquette indiquée à cette occasion.
08.05.02
- Le Conseil constitutionnel arrête et publie les résultats officiels
et définitifs du second tour de l’élection présidentielle :
|
inscrits
|
41
191 169
|
%
inscrits
|
|
|
votants
|
32
832 295
|
79,70
|
|
|
Abstentions
|
8
358 874
|
20,29
|
|
|
Blancs
et nuls
|
1
769 307
|
4,29
|
|
|
exprimés
|
31
062 988
|
75,41
|
|
| |
|
|
%
exprimés
|
|
Jacques
Chirac
|
25
537 956
|
61,99
|
82,21
|
|
Jean-Marie
Le Pen
|
5
525 032
|
13,41
|
17,78
|
Considérant
ces résultats, le Conseil constitutionnel " proclame
M. Jacques CHIRAC Président de la République française
à compter du 17 mai à 0 heure ".
Les résultats de l'élection et la proclamation qui
s'ensuit seront publiés au Journal officiel du 10 mai.
07.05.02
- François BAYROU annonce sa volonté de voir l'UDF
présenter entre " 150 et 200 candidats " .
07.05.02
- Lors de son conseil national, à l'unanimité, le
parti socialiste adopte son programme pour les élections
législatives. Rédigé par Martine AUBRY, il
prévoit une hausse du SMIC calculée " en fonction
de la croissance ", un " effort particulier " en
faveur des bas salaires ; il insiste sur la nécessité
de la défense des services publics, et écarte toute
privatisation.
07.05.02
-Lors d'une conférence de presse organisée au siège
de son parti à Saint-Cloud, Jean-Marie LE PEN affirme que
" le Front national espère prendre une revanche "
sur la présidentielle à l'occasion des prochaines
élections législatives. Il a d'ores et déjà
investi des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions.
Seules 16 d'entre elles restent encore à pourvoir.
07.05.02
- La commission chargée de déterminer les investitures
de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP)
se réunit sous l'égide de Jean-Paul GAUDIN, et la
présidence de Jérôme MONOD. Elle indique son
intention de présenter des candidats dans la totalité
des 577 circonscriptions. Chacun d'entre eux devra adopter cette
étiquette exclusive, apporter son soutien à Jacques
CHIRAC et donc soutenir tous les projets du gouvernement qu'il
a nommé, et adhérer au groupe parlementaire UMP
à l'Assemblée nationale.
06.05.02
- Les dirigeants du Front national annoncent que leur parti présentera
des candidats dans la totalité des circonscriptions législatives
et excluent toute alliance avec le Mouvement national républicain
(MNR) de Bruno MEGRET. Ils envisagent en revanche des retraits
ou des désistements réciproques avec les candidats
RPR-UDF " face à la gauche ".
06.05.02
- Lutte ouvrière rejette les propositions d'accord électoral
avancées par la Ligue communiste révolutionnaire.
06.05.02
- Au lendemain de l'élection présidentielle, le
Parti socialiste, les Verts, le Parti communiste français
et le Parti radical de gauche entament des négociations
pour parvenir à des candidatures communes dès le
premier tour des élections législatives. Sont concernées
en particulier les circonscriptions où il y a un danger
d'élection d'un candidat du Front national, et celles où
l'éparpillement de la gauche risquerait de la priver de
tout représentant au second tour.
06.05.02
- Jacques CHIRAC nomme premier ministre Jean-Pierre RAFFARIN (Démocratie
libérale), président de la région Poitou-Charentes
et ancien ministre (1995-1997) des PME, de l'artisanat et du commerce.
05.05.02
- Dès le soir du second tour, les leaders chiraquiens,
notamment Alain JUPPE et Nicolas SARKOZY, énoncent ce qui
sera l'un des principaux thèmes de leur campagne pour les
élections législatives du mois de juin : les dangers
d'une nouvelle cohabitation.
05.05.02
- Dans l'allocution qu'il prononce au cours de la soirée,
après l'annonce des résultats estimés, Jacques
CHIRAC déclare notamment : " J'ai entendu votre appel
pour que la République vive, pour que la nation se rassemble,
pour que la politique change ". Il estime que le choix des
Français " est un choix fondateur, un choix qui renouvelle
notre pacte républicain " et qu'ils l'ont fait "
en dépassant les clivages traditionnels et, pour certains
d'entre [eux], en allant au-delà même de [leurs]
préférences personnelles ou politiques ". Il
annonce pour les prochains jours la mise en place d'un "
gouvernement de mission " qui aura pour " premier devoir
(
) de rétablir l'autorité de l'Etat pour répondre
à l'exigence de sécurité, et de mettre la
France sur un nouveau chemin de croissance et d'emploi ".
De son côté, Jean-Marie LE PEN dénonce "
la diabolisation " et les " multiples tentatives d'intimidation
" dont il a été l'objet avant un second tour
qui s'est déroulé, selon lui, dans des conditions
politiques qui " étaient celles d'un pays totalitaire
". Il considère néanmoins que le résultat
qu'il a obtenu " place [le FN] comme la première force
du pays et [lui ] permet de fonder, à court et à
moyen terme, les plus belles espérances, en particulier
pour les élections législatives ". Il estime
toujours être " le seul à incarner le changement
dans le pays ".
05.05.02 – Jacques CHIRAC est réélu président
de la République avec plus de 82% des suffrages contre Jean-Marie
LE PEN.
03.05.02
- A minuit, clôture de la campagne officielle pour le second
tour de l’élection présidentielle.
03.05.02
– Au terme de la campagne électorale, il apparaît
que les représentants de toutes les grandes confessions religieuses
ont appelé à voter contre Jean-Marie LE PEN. Dès
le lendemain du premier tour, le président de la Conférence
des évêques de France a appelé les catholiques
à discerner les valeurs fondamentales de la démocratie
, avant que Mgr Olivier de BERRANGER, évêque de
Saint-Denis, affirme qu’il est impossible , pour
un catholique clairvoyant , de voter LE PEN. Plusieurs
institutions protestantes ont affirmé faire confiance
aux choix républicains de nos concitoyens .Le Conseil
représentatif des institutions juives de France (CRIF) a
pris position pour Jacques CHIRAC, de même que l’Union des
organisation islamiques de France (UOIF).
03.05.02
– Sur France 2, à trois heures de la clôture
de la campagne électorale, l’ancien président de la
République, Valéry Giscard d’Estaing appelle
à voter Jacques CHIRAC, pour garder la France en Europe,
en lui souhaitant de réussir à la moderniser .
03.05.02
– Dans un entretien accordé au journal Le Monde,
Marie-George BUFFET, secrétaire nationale du parti communiste,
estime que, « aujourd’hui », dans la perspective des
élections législatives, « la question [à gauche]
n’est ni à un accord de législature et encore moins
à un mini-programme commun ». Elle réclame, au
nom de son parti, « des candidatures uniques à gauche
dans les circonscriptions –entre 100 et 150 sur 577- où (
)
on risque d’avoir un face-à-face droite-extrême droite
au second tour des législatives ».
03.05.02
– Au cours d’une conférence de presse au siège de
son mouvement à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), Jean-Marie
le PEN, après avoir réaffirmé qu’un score inférieur
à 30% constituerait un échec , déclare
: « si je fais 18%, c’est déjà un gain (
)
25%, ce serait un Français sur quatre, ce serait extraordinaire
». Il dénonce le climat totalitaire qui
règne , selon lui, sur le pays, ainsi que l’opération
de fraude électorale géante qui se prépare.
03.05.02
– Jacques CHIRAC clôt sa campagne à Châlons-en-Champagne
(Marne), où il dialogue avec les membres du conseil municipal
des jeunes, âgés de 15 à 22 ans.
02.05.02
– A Marseille, au moment même où se tient le meeting
de Jean-Marie LE PEN, François BAYROU tient une réunion
publique, à laquelle participe un millier de personnes, en
présence des représentants des communautés religieuses
de la ville, d’associations et de diverses personnalités,
avec pour objectif explicite de porter la contradiction à
l’extrême droite et de ne pas lui abandonner le terrain marseillais.
Il appelle à voter pour Jacques CHIRAC au second tour de
l’élection présidentielle, pour « dire non à
(la) menace que Jean-Marie LE PEN fait peser sur la France ».
02.05.02
– A Marseille, devant un public moins nombreux que prévu
(3500 personnes environ), Jean-Marie LE PEN dénonce en Jacques
CHIRAC le candidat de la gauche , et le qualifie de
supermenteur et de superescroc .
02.05.02
– Au cours de son dernier grand meeting de campagne, à
Villepinte (Seine-Saint-Denis) Jacques CHIRAC rend hommage, devant
quelque 15 0000 personnes, à « toute la jeunesse de
France qui s’est mobilisée pour défendre les valeurs
de la démocratie ». Sans jamais prononcer le nom de
Jean-Marie LE PEN, il dénonce vigoureusement l’« extrême
droite », dont les « dirigeants assument aujourd’hui
sans fard, et parfois avec arrogance, un passé de honte,
de lâcheté, de compromission et de trahison ».
Le
soir, sur TF1, Jacques CHIRAC appelle les Français
à lui donner une majorité aux élections législatives.
01.05.02
– Environ un million et demi de personnes manifestent à
l’appel des syndicats, des partis et des organisations de gauche
et d’extrême gauche contre Jean-Marie LE PEN. A Paris, la
manifestation réunit de 400 000 à un million de personnes
selon les sources. Dans l’ensemble de la France, le ministère
de l’Intérieur comptabilise quelque 400 défilés.
L’ampleur
de la manifestation parisienne (une des plus importantes de l‘après-guerre)
conduit à scinder le cortège et à diversifier les
itinéraires, et perturbe l’ordonnancement initialement prévu
: d’abord les syndicats, puis les associations, enfin les partis
politiques. En tête ou au sein de la manifestation, on remarque
plusieurs ministres en exercice, qui ont enfreint la consigne
de non-participation donnée par Lionel JOSPIN. Aucune formation
politique de droite n’a appelé à participer à ces
cortèges. La manifestation se déroule sans incident
notable.
01.05.02
–10 000 à 20 000 personnes manifestent à Paris en
faveur de Jean-Marie LE PEN. Après avoir déposé,
comme chaque année, une gerbe de fleurs au pied de la statue
de Jeanne d’Arc, rue de Rivoli, le président du Front national
se pose en candidat du peuple. Il invite les électeurs
de gauche à voter pour lui, plutôt que pour Jacques
CHIRAC en se bouchant le nez. Il assure qu’il
peut gagner dimanche .
01.05.02
– Contrairement à leurs habitudes, diverses composantes
du mouvement associatif ont appelé a manifester le 1er
mai, prenant ainsi position pour Jacques CHIRC contre Jean-Marie
LE PEN. Il s’agit notamment de la Confédération permanente
des coordinations associatives (CPCA, qui regroupe 400 000 associations).
Il en va de même du Secours catholique, du Secours populaire,
de l’Armée du Salut, de l’Association des paralysés
de France et de la Croix-Rouge, regroupés dans l’Uniopss.
Enfin, la, Cofac (Coordination des fédérations et associations
culturelles) et le Mouvement français du planning familial
appellent également à participer à la manifestation
du 1er mai.
30.04.02
–Première réunion des secrétaires nationaux chargés
des élections du parti socialiste, des Verts, du parti communiste
et du parti radical de gauche pour parvenir à un rassemblement
de la gauche lors des élections législatives.
Cette réunion, qui exclut pour l’heure les partisans de Jean-Pierre
CHEVENEMENT, entame les conversations visant à déterminer
les candidatures uniques dans les 100 à 200
circonscriptions à risque : celles où la
victoire du Front national est possible et/ou celles où la
dispersion de la gauche pourrait déboucher sur son élimination
du second tour.
30.04.02
– Dans un entretien accordé au Figaro, Nicolas SARKOZY
récuse l’idée d’une alliance de type Front républicain
pour le second tour de l’élection présidentielle, car
elle ne pourrait que nourrir la confusion sur laquelle
prospèrent les extrêmes . Commentant les rapports
de la droite avec les socialistes, il explique qu’aux législatives
leur bilan sera confronté à notre projet. L’élan
républicain nous rassemble en mai, le choix démocratique
devra nous distinguer en juin .
30.04.02
– Première réunion de la commission d’investiture de
l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) qui se
réunit sous la présidence de Jean-Claude GAUDIN. Cette
nouvelle structure, qui rassemble le RPR et les chiraquiens de
l’UDF et de Démocratie libérale, veut présenter
un candidat unique dans chacune des 577 circonscriptions de France.
Les candidats doivent s’engager à se déclarer en préfecture
sous le sigle UMP (ce qui réserve à cette formation
le financement public des partis politiques liés à la
participation aux élections législatives), siéger,
s’ils sont élus, dans le groupe UMP à l’Assemblée
nationale et participer à l’automne au congrès de cette
formation qui entend soutenir Jacques CHIRAC dans les cinq années
à venir. Ce dispositif aboutira donc à assécher
les ressources financières de l’UDF et de Démocratie
libérale si ces deux formations politiques persistent à
vouloir mener une existence indépendante.
29.04.02
– Les vacances scolaires en Ile-de-France ayant pris fin la veille,
un cortège de 40000 à 100 000 étudiants et lycéens
défile contre Jean-Marie LE PEN entre la place de la République
et la place de la Nation.
29.04.02
– Dans un entretien accordé à France soir, Jean-Marie
LE PEN interprète le communiqué de Lionel JOSPIN comme
une incitation à voter blanc ou nul . «
‘Barrez la route à LE PEN’ ça veut dire ‘ne votez pas
pour lui’, ça ne veut pas dire ‘votez pour CHIRAC. Sinon,
il l’aurait dit, mais il ne le fait pas ». Assurant que
beaucoup de gens de gauche ne voteront pas le 5 mai, le
candidat du Front national considère qu’il peut l’emporter.
29.04.02
– Sur RTL, François HOLLANDE se dit pleinement
satisfait de la prise de position de Lionel JOSPIN. Il
précise : voter blanc ou nul, ce n’est pas suffisant
si l’on veut qu’il y ait véritablement un référendum
contre l’extrême droite le dimanche 5 mai. D’où
la nécessité, pour le premier secrétaire du PS,
d’ utiliser le bulletin Jacques CHIRAC et [de] faire en
sorte que Jean-Marie LE PEN fasse le moins de votes possibles
.
Sur
l’échéance suivante que constituent les législatives,
François HOLLANDE déclare : le 5 mai, il faut
écarter l’extrême droite. A partir du 6 mai, une autre
élection est en vue, les élections législatives
et là, le choix entre la gauche et la droite reprendra toute
sa place . Il se refuse à écarter l’hypothèse
d’une nouvelle cohabitation, car les législatives seront
l’occasion d’un vrai choix entre la droite et la gauche
que la particularité du second tour de la présidentielle
n’aura pas permis.
29.04.02
–Rompant avec la position de refus d’un ancrage préférentiel
à gauche qu’il avait défendue durant la campagne présidentielle,
Jean-Pierre CHEVENEMENT envisage des accords ponctuels
limités avec le parti socialiste pour
les élections législatives.
29.04.02
– Arlette LAGUILLER réitère son appel à voter blanc
ou nul et qualifie les appels de « l’ensemble de la gauche
plurielle » à voter CHIRAC de « ralliement lamentable
à CHIRAC » et de « manuvre pitoyable ».
29.04.08
– Zinedine ZIDANE, joueur vedette de l’équipe de France de
football, déclare sur Radio France que le Front national
« ne correspond pas du tout aux valeurs de la France »,
et incite à aller voter au second tour, car « c’est
grave quand on voit qu’il y a 30% d’abstentions et qu’à l’arrivée
ça fait un deuxième tour en tête à tête
entre Chirac et
l’autre.(
)C’est pas possible, c’est
pas jouable ».
29.04.02
– Le président du MEDEF, « condamne » le programme
économique et social de Jean Marie LE PEN. Sans toutefois
appeler explicitement à voter Jacques CIRAC, Ernest Antoine
SEILLIERE considère que les propositions de son concurrent
déboucheraient sur une régression économique
profonde, une montée forte du chômage, une crise financière
sans précèdent, une poussée inflationniste, un
appauvrissement de tous et des tensions sociales explosives .
Il affirme que « fonder les relations sociales, et notamment
l’accès à l’emploi, sur la préférence et la
discrimination est inacceptable tant d’un point de vue éthique
qu’économique ».
Cette
expression publique du MEDEF clôt les prises de position
des différentes organisations patronales. La semaine précédente,
l’Union professionnelle des artisans (UPA) a réaffirmé
son attachement aux valeurs qui fondent notre république
. La Confédération générale des petites
et moyennes entreprises a appelé à voter pour
les valeurs républicaines . Et la Fédération
nationale des syndicats d’exploitants agricoles a dénoncé
le repli sur soi que préconise le président
du FN.
28.04.02
– Divisée, l’organisation des rapatriés créée
le 2 février dernier sous le nom d’UNFAN (Union nationale
des Français d’Afrique du Nord) ne donnera pas de consignes
de vote pour le second tour.
28.04.02
– Le comité central de la Ligue communiste révolutionnaire
(LCR) appelle à voter « contre LE PEN » et «
à préparer, dès le lundi 6 mai, les conditions
d’un Tous ensemble contre la politique de CHIRAC
».
28.04.02
– Des représentants des religions juive, catholique et musulmane,
ainsi que le grand maître du Grand Orient de France, participent
en commun à un rassemblement contre l’extrême droite,
qui réunit plus de10 000 personnes devant le Panthéon,
à Paris, à l’initiative, notamment, de la Ligue contre
le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et de l’Union des étudiants
juifs de France (UEJF). De nombreux intellectuels et artistes
ainsi que diverses personnalités politiques (Julien DRAY,
Bertrand DELANOE, Jean TIBERI
) sont présents.
28.04.02
– En déplacement en Dordogne, Jacques CHIRAC critique les
déclarations de Jean-Marie LE PEN sur l’Europe. Il souligne
notamment que seule la politique agricole commune (PAC)
peut nous permettre de maintenir le revenu agricole .
28.04.02
– Chanteurs, acteurs et cinéastes se réunissent au Zénith
à Paris pour manifester leur opposition au Front national.
27.04.02
– Pierre POUJADE, sous l’égide duquel Jean-Marie LE PEN avait
été élu député en 1956, appelle à
voter pour Jacques CHIRAC et s’en prend vivement à son ancien
partisan l’accusant de « mensonges ».
27.04.02
– Arlette LAGUILLER, porte-parole de Lutte ouvrière (LO),
appelle à voter « blanc ou nul ».
27.04.02
– Jean-Marie LE PEN réunit des jeunes militants et sympathisants
du FN au siège de son parti. Dans la perspective des manifestations
prévues pour le 1er mai – celle du FN et celle
des syndicats et des opposants à l’extrême droite -,
il les met en garde contre les « provocations des milices
de gauche » dont ils risquent d’être l’objet et les
appelle à une « extrême vigilance »
27.04.02
– Plus de 210 000 personnes (selon l’AFP) manifestent contre LE
PEN dans diverses villes de France - dont 100 000 à Paris
selon les organisateurs et 45 000 selon la police.
26.04.02
– Soutenus par le président de l’union des joueurs de rugby
professionnels, par le président de la Fédération
française de rugby et par le manager de l’équipe de
France, la plupart des joueurs de l’équipe de France de rugby,
« immigrés de première, deuxième, ou troisième
génération pour 13 d’entre eux », prennent position
contre l’extrême droite en affirmant qu’ils « ont été
fiers d’offrir le grand chelem 2002 au pays des droits de l’homme
».
26.04.02
– Diverses organisations agricoles prennent position en faveur
du vote pour Jacques CHIRAC : la FNSEA appelle à « un
sursaut démocratique », la Confédération paysanne
à faire barrage à Jean Marie LE PEN.
26.04.2002
– Au cours d’une conférence de presse au siège de son
parti, à Saint-Cloud, Jean-Marie LE PEN se défend d’être
raciste. Il attaque Jacques CHIRAC, et annonce que le combat
du 5 mai sera celui du justicier contre le justiciable .
Il déclare d’autre part au Monde que, pour lui, «
30% des suffrages le 5 mai serait un échec cuisant [et qu’il]
vise entre 40 et 51%, et plutôt 51 que 40 ».
26.04.02
– Jacques CHIRAC effectue une visite à Dreux (Eure-et-Loir)
–ville où le Front national connut ses premiers succès
électoraux en 1982, et où le président sortant
est arrivé devant Jean-Marie LE PEN le 21 avril. Au cours
d’une rencontre avec des jeunes, des travailleurs sociaux, des
animateurs de quartier, des enseignants et des élus, il développe
les divers aspects de son programme, dénonce « l’expression
démagogique et l’autoritarisme » et déclare à
propos de l’immigration « que l’essentiel des problèmes
ne se trouve pas chez quelques immigrés, mais dans la poursuite
et l’éradication des systèmes mafieux d’organisation
d’immigration clandestine ».
26.04.02
– Dans un bref communiqué envoyé par fax de Matignon,
Lionel JOSPIN, qui n’avait donné aucune indication pour le
scrutin du second tour depuis le résultat du 26 avril, exprime
sa position : « Soucieux de l’avenir de la France et des
fondements de notre démocratie, et bien que sans illusion
sur le choix qui se présente à nos concitoyens le 5
mai, je leur demande d’exprimer par leur vote à l’élection
présidentielle leur refus de l’extrême droite et du
danger qu’elle représente pour notre pays et ceux qui y vivent
».
26.04.02
– Le Journal officiel publie la décision du Conseil
constitutionnel désignant les deux candidats du second tour.
A compter de ce moment, la campagne officielle est ouverte.
25.04.02
– Après qu’ils ont confirmé par écrit leur intention
de se maintenir, les deux candidats du second tour sont officiellement
désignés par le Conseil constitutionnel.
25.04.02
– Tenant un meeting à Lyon, Jacques CHIRAC traite du thème
de l’insécurité et aborde celui de l’immigration. Il
souhaite la rénovation de notre système d’intégration
, l’application ferme des lois, notamment contre
l’immigration clandestine ainsi qu’un combat déterminé
contre toutes les discriminations dont font l’objet tant de Français
issus de l’immigration et d’étrangers .
25.04.02
– Plusieurs responsables du PS (Ségolène ROYAL, Vincent
PEILLON, François HOLLANDE, Henri EMMANUELLI
) incitent
Lionel JOSPIN à prendre clairement position pour le second
tour de l’élection présidentielle
25.04.02
– Comme les jours précédents, de nombreuses manifestations
ont lieu en opposition à l’extrême droite. Plus de 300
000 personnes défilent contre Jean-Marie LE PEN dans toute
la France, ce qui est la mobilisation la plus forte depuis que
le leader du Front national a été qualifié pour
le second tour.
24.04.02
– Au nom de la Confédération générale des
petites et moyennes entreprises (CGPME), Jacques FREIDEL appelle
à voter pour les valeurs républicaines qui représentent
à la fois la liberté, la liberté d’entreprendre
en France (
) et le respect d’autrui sans lequel aucune vie
collective ne serait possible - sans aller jusqu’à
recommander explicitement de voter pour Jacques CHIRAC.
24.04.02
– Invité du Journal de France 2, Jacques CHIRAC justifie
à nouveau son refus de débattre à la télévision
avec Jean-Marie LE PEN : « Je n’ai (
) pas de point
commun, pas de débat, pas de compromis quelconque avec les
représentants de l’extrême droite ». Il dit avoir
ressenti les mécontentements et les inquiétudes
des Français et les avoir « compris ». Mais
il se refuse aux assimilations faciles et rapides ,
par exemple à l’amalgame entre insécurité et immigration
pratiqué par Jean-Marie LE PEN.
Il
refuse d’indiquer qui sera son premier ministre en cas de victoire.
24.04.02
– Jean-Marie LE PEN, qui devait tenir une conférence de presse
à Bruxelles, y renonce pour des raisons de sécurité
. Il a fait auparavant une intervention au Parlement européen,
sous les huées des eurodéputés présents qui
brandissaient des panneaux où était inscrit non
.
24.04.02
– Le Conseil constitutionnel arrête et publie les résultats
officiels et définitifs du premier tour de l’élection
présidentielle (que nous reproduisons en les complétant
par les pourcentages aux électeurs inscrits et en présentant
les pourcentages sans les arrondir, ce qui est plus pertinent
au regard de la législation électorale) :
|
inscrits
|
41 194 689
|
% inscrits
|
|
|
votants
|
29 495 733
|
71,60
|
|
Abstentions
|
11 698 956
|
28,39
|
|
|
Blancs
et nuls
|
997 262
|
2,42
|
|
|
exprimés
|
28 498 471
|
69,17
|
|
| |
% exprimés
|
|
Jacques
Chirac
|
5 665 855
|
13,75
|
19,88%
|
|
Jean-Marie
Le Pen
|
4 804 713
|
11,66
|
16,85%
|
|
Lionel
Jospin
|
4 610 113
|
11,19
|
16,17%
|
|
François
Bayrou
|
1 949 170
|
4,73
|
6,83%
|
|
Arlette
Laguiller
|
1 630 045
|
3,95
|
5,71%
|
|
Jean-Pierre
Chevènement
|
1 518 528
|
3,68
|
5,32%
|
|
Noël
Mamère
|
1 495 724
|
3,63
|
5,24%
|
|
Olivier
Besancenot
|
1 210 562
|
2,93
|
4,24%
|
|
Jean
Saint-Josse
|
1 204 689
|
2,92
|
4,22%
|
|
Alain
Madelin
|
1 113 484
|
2,70
|
3,90%
|
|
Robert
Hue
|
960 480
|
2,33
|
3,37%
|
|
Bruno
Mégret
|
667 026
|
1,61
|
2,34%
|
|
Christiane
Taubira
|
660 447
|
1,60
|
2,31%
|
|
Corinne
Lepage
|
535 837
|
1,30
|
1,88%
|
|
Christine
Boutin
|
339 112
|
0,82
|
1,18%
|
|
Daniel
Gluckstein
|
132 686
|
0,32
|
0,46%
|
23.04.02
– Sans appeler formellement à voter pour Jacques CHIRAC,
Charles PASQUA indique qu’il votera pour le président sortant.
Il refuse cependant toute « diabolisation » des électeurs
d’extrême droite.
23.04.02
– Au terme d’un Conseil national marqué par une discussion
très vive sur l’analyse de l’échec historique de Robert
HUE, au cours de laquelle certains participants mettent en cause
la direction du parti, le PCF appelle « à utiliser le
bulletin Jacques Chirac pour battre LE PEN »
23.04.02
– Invité du Journal de France 2, Jean-Marie LE PEN qualifie
de pitoyable dérobade le refus du débat
de second tour par Jacques CHIRAC.
23.04.02
– Lors d’un meeting à Rennes, Jacques CHIRAC annonce qu’il
refuse un débat télévisé avec Jean-Marie LE
PEN : Pas plus que je n’ai accepté dans le passé
d’alliance avec le Front national, quel qu’en soit le prix politique,
je n’accepterai demain de débat avec son représentant
.
Il
déclare d’autre part comprendre les préoccupations
que causent aux Français la montée de la violence
et de l’insécurité ainsi que les excès
de la mondialisation , tout en s’opposant avec détermination
à ceux qui ne partagent pas l’exigence républicaine
et les valeurs de la démocratie .
22.04.02
– Dans un entretien accordé à Libération,
Nicole NOTAT, secrétaire générale de la CFDT, appelle
les adhérents et sympathisants du syndicat qu’elle dirige
à participer massivement au scrutin, et à voter
pour Jacques CHIRAC , car « il s’agit de défendre
la démocratie et les valeurs qui la fondent ».
22.04.02
– Le bureau politique de la Ligue communiste révolutionnaire
(LCR) décide de ne pas donner de consigne de vote pour le
second tour, mais appelle à « barrer la route à
LE PEN, le pire ennemi des travailleurs, dans la rue comme dans
les élections ».
22.04.02
– Dans un communiqué, Arlette LAGUILLER précise qu’elle
n’appelle pas à l’abstention au second tour et « appelle
l’ensemble des travailleurs, en particulier ceux qui ont voté
LE PEN, à ne pas voter pour lui ». Mais elle n’appelle
pas à voter pour Jacques CHIRAC et, dans un autre communiqué,
elle refuse « de cautionner des manifestations qui auraient
pour but de soutenir CHIRAC ».
22.04.02
– Lors de leur Conseil national interrégional (CNIR) les
Verts appellent à voter CHIRAC pour faire en sorte
que le pourcentage de LE PEN soit le plus bas possible .
22.04.02
– Au siège du parti socialiste, Lionel JOSPIN prend congé
du bureau national du PS. Il évoque les causes de son échec,
mais ne donne pas de consigne de vote pour le second tour : «
Le choix est difficile. Je ne veux pas peser dans un sens ou dans
l’autre ». Il estime « avoir rempli [son] rôle
pour une certaine période, et maintenant, il s’achève
». Il souhaite à ses camarades « de faire un choix
éclairé pour les quinze prochains jours, et une très
belle bataille pour les législatives ».
22.04.02
–Au siège du Front national, à Saint-Cloud, Jean-Marie
LE PEN tient une conférence de presse. Reprenant son slogan
tête haute et mains propres , il lance un appel
aux abstentionnistes écurés par la vie
politique et espère recueillir les voix d’électeurs
dont les candidats ont été éliminés notamment
chez les « chasseurs » et à l’extrême gauche.
Il
annonce que, s’il est élu, une de ses premières décisions
sera de faire sortir la France de l’Union européenne.
Il se propose en outre d’organiser un référendum par
an durant son quinquennat. Le premier porterait sur le désengagement
du processus d’intégration européenne, le rétablissement
du franc et l’inversion des flux migratoires et permettrait d’inscrire
le principe de la « préférence nationale »
dans la Constitution. Le second, aurait notamment pour objet le
rétablissement de la peine de mort et l’augmentation du budget
de la défense nationale. La troisième année, il
interrogerait les Français sur la baisse des principaux impôts
et sur l’instauration d’un nouveau protectionnisme .
Le quatrième référendum permettrait l’instauration
de la liberté scolaire , la revalorisation du
statut de la famille et la promotion de la natalité
française . La cinquième année, enfin, il
proposerait d’inscrire dans la Constitution le respect
sacré de la vie humaine ce qui permettrait l’abrogation
de la loi sur l’IVG.
22.04.02
– Près de 100 000 personnes, souvent des jeunes, manifestent
dans une vingtaine de villes, pour dénoncer la présence
de Jean-Marie LE PEN au second tour de l’élection présidentielle.
21.04.02
– L’annonce de la présence de Jean-Marie LE PEN au second
tour de l’élection présidentielle provoque des manifestations
de rue spontanées, regroupant en particulier de nombreux
jeunes, dans la plupart des grandes villes françaises, notamment
à Paris,.où 10 000 personnes défilent dans les
rues, rejointes par deux des candidats du premier tour, Noël
MAMERE et Olivier BESANCENOT.
21.04.02
– Au cours de la soirée, sur les plateaux de télévision,
ou au local de campagne de Lionel JOSPIN, les principaux dirigeants
du PS – Martine AUBRY, Laurent FABIUS, Dominique STRAUSS-KAHN,
François HOLLANDE - affirment vouloir faire barrage à
l’extrême droite au second tour et se préparent à
voter pour Jacques CHIRAC.
21.04.02
– Dans les heures qui suivent les estimations des résultats
du premier tour de scrutin, les candidats font des déclarations
pour faire connaître leurs réactions et leurs
positions en vue du second tour (présentées ici dans
l’ordre des scores obtenus par leurs auteurs) :
| |
- Jacques
CHIRAC déclare que « ce qui est en cause,
c’est notre cohésion nationale, ce sont les valeurs
de la République (
), c’est l’idée même
que nous nous faisons de l’homme, de ses droits, de sa
dignité. C’est l’idée que nous nous faisons
de la France, de son rôle et de sa place dans le
monde. ». Il « appelle toutes les Françaises
et tous les Français à se rassembler »
avec, pour enjeu, la « grande tradition humaniste
[de notre pays], (
) sa vocation universelle, (
)
son exigence de générosité et d’ouverture,
(
) son rayonnement ». Il en appelle «
aux Françaises et aux Français (
) parce
que la démocratie est le bien le plus précieux.
Parce que la République est entre vos mains »
-
Jean-Marie LE PEN s’adresse aux « petits »,
aux « sans grade » aux « exclus ».
Il invite au rassemblement des « mineurs, [des] métallos,
[des] ouvrières et [des] ouvriers [des] industries
ruinées par l’euromondialisme de Maastricht, [des]
agriculteurs (
) acculés à la ruine et
à la disparition, [des] victimes de l’insécurité
». Il appelle à se rallier « les Françaises
et les Français, quelles que soient leur race, leur
religion ou leur condition sociale ». Comme à
Marseille le 16 avril, il se déclare « socialement
à gauche, économiquement à droite et (
)
nationalement de France ».
-
De son Atelier de campagne, Lionel JOSPIN parle
de « coup de tonnerre », et déclare que
« voir l’extrême droite représenter 20%
des voix dans notre pays et son principal candidat affronter
celui de la droite au second tour est un signe très
inquiétant pour la France et pour notre démocratie
». Il annonce que, tirant les conclusions
de cet échec , il se retirera
de la vie politique après la fin de l’élection
présidentielle.
-
Au sujet de sa position pour le second tour, François
BAYROU (6,8% des suffrages) déclare : «
Je veux parler à Jacques CHIRAC, même si ma
position ne fait guère de doute ». Il estime
qu’ « il ne suffira pas de faire barrage à l’extrême
droite comme il est naturel », et invite à «
un vaste rassemblement (
) qui dépasse de beaucoup
les frontières anciennes ».
- Refusant
d’être tenue pour responsable de la présence
de Jean-Marie LE PEN au second tour, Arlette LAGUILLER
(5,7% des suffrages) estime que Lionel JOSPIN « est
entièrement responsable » de sa « lamentable
défaite », car il « a, en cinq ans de pouvoir,
déçu et trahi l’électorat populaire ».
Elle a déclare que son organisation n’appellera
pas à voter pour Jacques CHIRAC au second tour .
- Jean-Pierre
CHEVENEMENT (5,3% des suffrages) estime que la configuration
annoncée du second tour « donne la mesure de
l’extrême décomposition de notre système
politique ». Il déclare que notre pays
a besoin d’une refondation républicaine avec
le courant nouveau que constitue le Pôle
républicain qu’il a créé à l’occasion
de ces élections – une refondation dont il voit l’occasion
dans les législatives. Dans l’immédiat, il appelle
à faire barrage à LE PEN .
- Noël
MAMERE qui, avec plus de 5% des voix, obtient le meilleur
score jamais atteint par les écologistes à une
élection présidentielle, déclare:
La satisfaction que j’aurais pu exprimer ce soir est assombrie
. Il appelle à tout faire pour faire
battre LE PEN .
- Sans
donner de consignes de vote plus explicites, Olivier
BESANCENOT (4,3% des suffrages) appelle à
un troisième tour social : il faut descendre
dans la rue et dire non au FN .
-
Jean SAINT-JOSSE, dont le résultat égale,
en nombre de voix (1 200 000) sinon en pourcentage (4,2%)
celui de la liste qu’il conduisait aux élections
européennes de 1999, appelle à « faire
barrage au Front national » au nom du « réflexe
républicain ».
-
Alain MADELIN, qui obtient un peu moins de 4% des
voix, estime avoir « partiellement fait les frais
» d’une « élection de rejet » Sans
se désister formellement pour Jacques CHIRAC il souhaite
la mise sur pied d’une droite plurielle .
Dans la perspective des élections législatives,
il met en garde contre une nouvelle cohabitation.
- Robert
HUE,
dont le score (3,4%) constitue un minimum historique pour
le PCF, fait part de sa tristesse et de
sa colère devant la catastrophe
que représente l’accès de Jean-Marie
LE PEN au second tour.
- Bruno
MEGRET (2,3% des voix), se félicite des
scores spectaculaires de la droite nationale et républicaine
et appelle à voter pour Jean-Marie LE PEN
au second tour.
- Christiane
TAUBIRA (2,3% des voix) indique qu’elle fera
tout pour empêcher M. LE PEN d’être président.
Si cela doit se traduire par le vote en faveur de M. CHIRAC,
cela se traduira ainsi . Questionnée par les
radios, elle explique que ceux qui ont voté pour
elle n’auraient pas voté pour Lionel JOSPIN.
-
Corinne LEPAGE (1,8% des voix) appelle à faire
« barrage à Jean-Marie LE PEN », dont la
montée a été, selon elle, favorisée
par « un certain nombre de propositions démagogiques
» des Verts et de l’extrême gauche.
-
Christine BOUTIN, qui dépasse de peu 1% des
suffrages se dit « réjouie » de la «
claque sans appel » que les Français ont donnée,
selon elle, « aux socialistes, et en général
à la gauche plurielle ». Elle attend d’avoir
réuni ses comités de soutien pour arrêter
une « position définitive » en vue du second
tour, mais déclare, à titre personnel, n’être
pas « dans le même camp » que Jean-Marie
LE PEN.
-
La presse ne fait état d’aucune réaction de
Daniel GLUCKSTEIN, qui a obtenu moins de 0,5% des
suffrages
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21.04.02
– Confirmant les sous-entendus des journalistes depuis presque
une heure à la télévision, les estimations fondées
sur les résultats de bureaux de vote test indiquent à
20h que Jacques CHIRAC est en tête du scrutin, avec un peu
moins de 20% des suffrages exprimés, que Jean-Marie LE PEN
arrive deuxième, autour de 17%, devant Lionel JOSPIN qui
n’est que troisième avec un peu plus de 16% des voix. Le
second tour verra donc s’affronter Jacques CHIRAC et Jean-Marie
LE PEN
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