t
 
 
  Références historiques - Cartographie des 20 dernières années - Analyse et enjeux
Les programmes des élections 2002 - Ephéméride - Liens
 
 

Evolution des intentions de vote : 65 sondages du 5 janvier au 16 avril, par Daniel Boy et Jean Chiche



Depuis le début du mois de janvier 65 sondages ont été publiés (à notre connaissance), soit 12 en janvier, 19 en février, et 23 en mars et 11 en avril. Pour saisir les évolutions des rapports de force indiqués par ces sondages nous avons calculé les moyennes mensuelles des différents candidats. L'examen de ce tableau permet de faire les observations suivantes sur les principaux candidats :

Au premier tour :

La croissance des intentions de vote en faveur d'Arlette Laguiller s'est poursuivie jusqu'à la fin du mois de mars (avec un score moyen maximum de 9,2 % pour ce mois). En avril les intentions de vote en faveur de la candidate de LO ont légèrement décru (8,7 %) tandis qu'augmentaient sensiblement les choix en faveur de l'autre candidat de sensibilité troskyste, Olivier Besancenot (2,3 %en avril) .

Les intentions de vote moyennes en faveur du candidat du Parti Communiste sont extrêmement stables d'un mois à l'autre, légèrement supérieures à 5 %

Jean Pierre Chevènement qui avait rassemblé au delà de 10 % d'intentions de vote en janvier et février a perdu près de trois points en moyenne : en avril son score moyen ne s'élève plus qu'à un peu plus de 7 %.

Le candidat des Verts est assez stable, généralement très proche de 6 % des intentions de vote.

Après avoir atteint son niveau le plus bas au mois de février, François Bayrou remonte légèrement pour se situer dans le dernier mois à un peu plus de 5%.

Les intentions de vote en faveur d' Alain Madelin ont été très stables dans cette période de quatre mois, aux alentours de 4%.

On observe une montée régulière des deux candidats de l'extrême droite : Le Pen atteint 12 % en moyenne mensuelle du mois d'avril (contre 9 en janvier) et Mégret un peu plus de 2 %.

Jean Saint Josse affirme sa présence avec des intentions de vote croissant régulièrement depuis février de 2,5 % à 3,8 %.

Les candidats probables du second tour, Lionel Jospin et Jacques Chirac, souffrent tous deux de la montée progressive des autres candidats : en comparaison avec le mois de janvier, le premier perd 4,1 point de pourcentages, - il se situe en avril à 18,3 % - le second 4,8 , (score moyen en avril, 21,0 %) .

La courbe des intentions de vote en faveur de Jospin et Chirac au premier tour, - rendue plus lisible par le calcul des alignements polynomiaux - montre un profil assez proche pour les deux candidats : déclin parfaitement régulier pour Jacques Chirac, très légère progression de Jospin, avant une décroissance de même ampleur que celle du président sortant. Ces courbes ne montrent donc pas d'autre effet que la montée progressive des autres candidats.

Au second tour :

La courbe suivante représente les intentions de vote de second tour pour Lionel Jospin et Jacques Chirac auxquelles ont été ajoutées deux courbes théoriques d'alignement polynomial (polynomial Jospin et polynomial Chirac) .

 

I

Le "ciseau" qui avait été observé mi-févier et avait donné l'avantage à Lionel Jospin, a été suivi d'un second phénomène de sens inverse au début du mois d'avril, redonnant un léger avantage au président sortant, Jacques Chirac.

Mais ces courbes sont totalement découplées de celles qui ont été tracées à partir des données de sondage sur le premier tour. Il se peut que ce découplage provienne du fait que la situation de second tour opposant Jospin à Chirac demeure trop peu concrète pour avoir généré une stabilité minimale des choix électoraux.


Références historiques - Cartographie des 20 dernières années - Analyse et enjeux
Les programmes des élections 2002 - Ephéméride - Liens - Page d'accueil